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  • : Le blog de Bernard Maingot
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  • : Articles et photos : Actualité sur le canton de Saint-Jean d'Angély (17400), Saintonge, Aunis, sujets divers.
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  • Bernard Maingot
  • Correspondant de presse. Curieux et passionné, j'aime la photographie, l'écriture et transmettre aux autres ce qui m'attire. "On se lasse de tout, excepté d'apprendre" (Virgile).
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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 14:47

Jeudi 18 novembre 2010 – Billet 2252 » Tous mes remerciements à Jacques Castagnet pour ce document

CHARENTE-INFERIEURE - "CHEMIN DE FER DE L’ÉTAT"

Quand la femme est sur la piste voie

(allez, il vaut mieux en sourire…)

Extrait d'un arrêté préfectoral du 5 juillet 1886

réglant le classement des passages à niveau

sur la ligne de Saint-Jean-d’Angély à Niort  

Arrété du 5-7-1886-bl2Signé, Le Préfet de la Charente Inférieure Léon STEHELIN

Approuvé par le Ministre des transports le 14 septembre 1886

L’humour est sur les rails

« Le service… peut aussi être confié pendant la nuit à des femmes mariées, à condition que leurs maris (elles en ont plusieurs ?) soient alors dans la maison ». La femme est considérée ici comme inapte à ce travail si le mari est absent ! Le chemin de fer a (Ferrat) chanté Aragon à l’envers : « Que serais-je sans toi, qui vins à ma rencontre, Que serais-je sans toi, qu’un cœur au bois dormant… » et buvait déjà les paroles avant de traverser la voix. Que serais-je sans toi, qui me montre la voie… ? Stop, je mets la barrière pour arrêter les mauvais jeux de mots qui s’engagent dans les phrases et les traversent sans regarder.

« … vaquer aux soins de leur ménage… » (l’expression dépeint bien la façon dont la femme était considérée, jadis cantonnée dans un rôle de servante assujettie au mari). Cela m’a donné l’occasion d’aller voir précisément les synonymes de « vaquer à » son travail : consacrer son temps à ; employer son temps à ; s'appliquer à ; s'occuper de ; se consacrer à ; s’adonner à… Ne pas assimiler « être vacant » (disponible, en vacances) et « vaquant à son travail ».

« se faire suppléer… par leurs enfants pourvu que ces derniers soient âgés de plus de seize ans ». La majorité était à 21 ans et il fallait en avoir seize pour voir passer des (wagons à) fenêtres. Actuellement, les moins de seize ans ont aussi un avertissement sur l’écran de télé pour ne pas voir passer de fenêtres érotiques. Je doute que la recommandation soit efficace et que l’avertissement ne soit pas transgressé…

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Published by Bernard Maingot - dans Humour
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commentaires

Michel Valière du blog Belvert 28/11/2010 17:16



Bonjour Bernard !


16 ans pour qu'il y ait confiance en sa parole. En effet, être devant sa porte ou sa barrière, ce n'est pas pour voir passer les vitres du train, mais pour s'assurer que le train est bien
complet, ce qui se vérifie par les lanternes rouges à l'arrière. Si le train a perdu un ou des wagons, il n'y a plus les lanternes... et donc, il faut vite prévenir  qu'il y a eu rupture du
convoi et donc des wagons en rade sur une voie, qui risque de provoquer un grave accident au train suivant... D'où la nécessité d'un réel âge de raison (n'oublions pas qu'à l'époque, les gars de
16 ans travaillaient déjà depuis au moins deux ou trfois ans et donc étaient censés avoir le sens des responsabilités.


Merci Bernard de nous rappeler la vie d'antan et surtout ,dans le cas présent, la représentation des femmes, considérées comme d'éternelles mineures, justement de 16 ans !


Cordiales amitiés.



Bernard Maingot 28/11/2010 18:01



Merci Michel. Tout ça est
parfaitement expliqué, ce que je ne pouvais faire aussi bien avec de l'humour. Nos petits gars qui ne travaillent plus physiquement dès leur plus jeune âge comme voici un siècle ont ainsi du
temps pour réfléchir à la vie et se mettre du plomb dans la tête (certains, dans les zones sensibles, appliquent d’ailleurs l'expression à la lettre...).


Toujours à propos d’âge, une dame
était l'autre jour immobile dans un rayon d'une grande surface, tombée en arrêt devant une série de trois poêles made in Taiwan à un prix imbattable inférieur à celui d'une poêle "normale"
(c’est-à-dire assez épaisse pour ne pas se gondoler ou se déformer à son premier passage sur le feu). Voyant qu'elle allait acheter et participer une fois de plus au déficit du commerce extérieur
de la France, je lui dis : « Vous avez des petits-enfants ? ». « Oh j’en ai trois et ils sont bien mignons ! ». « Je rattaque de plus belle : « Vous
ne les feriez pas travailler à leur âge ? par exemple dans les mines où à la terre ? ». « Oh ben non alors, ils ont huit et 10 ans les pauvres ! ». « Ben oui,
mais les poêles que vous vous avez failli acheter juste avant que j’arrive, elles sont fabriquées par des jeunes qui ont l’âge de vos petits-enfants et que l’on fait travailler en
usine ! »


Je n’ai rien pu ajouter, car elle
était déjà partie. Les poêles sont restées. J’étais bien content de ce que je considère comme une BA.


Bonne soirée


Bernard