Articles et photos : Actualité sur le canton de Saint-Jean d'Angély (17400), Saintonge, Aunis, sujets divers.
Attention au gros gibier sur les routes !
Jeudi 16 juillet 2009, je roule sur la D119 en direction de Saint-Savinien. Je viens de passer Le Chaumier quand je vois, 800 m après le hameau, des voitures qui s’arrêtent – il faut bien le dire - un peu n’importe comment. Il est 7 h 45. Un accident ? Non, les personnes qui descendent des véhicules se dirigent vers la berme de gauche.
Ah ! un sanglier couché sur l’herbe. Mort, le ventre un peu tourné vers le ciel, avec juste quelques traces de sang coagulé . Une belle femelle, bien grasse, environ 80 kg. Il y a plusieurs heures qu’elle a été renversée car elle est froide. Porte-t-elle des petits ? Comment se fait-il qu’elle soit encore ici et n’ait pas été enlevée ? Le véhicule qui l’a heurtée doit quand même avoir des dommages matériels sur sa carrosserie. A moins qu’il ne s’agisse d’un gros véhicule, genre camion ou semi-remorque, qui l’aurait légèrement mais efficacement bousculé…
Un cochon, ça a pourtant la peau dure et ça peut faire des kilomètres avec une balle dans le ventre. Ici, on ne voit que très peu de blessures externes.
Une dame est en train de téléphoner à son beau-frère, président d’une société de chasse. Moi, j’aurais appelé les gendarmes, ce qu'il convient de faire en pareil cas. Je la laisse prendre les choses en main...
La bête a été laissée là telle que... Je dirais qu’elle a été tuée entre minuit et trois heures du matin. Personne ne s’est pas occupé de traiter la suite à donner à cet accrochage, tant pour la sécurité sur la route que pour l’état sanitaire de la viande. Celle-ci finira-t-elle à l’équarissage ou sur une table, si l’urine de l’animal s’est répandue dans la chair ?
Je suis reparti car la situation était en mains et j’avais rendez-vous à 8 heures.
Et puis lundi 20, le lis un excellent article de Laura Philippon, dans le quotidien Sud Ouest, édition Charente-Maritime, page 15. Trois colonnes sur trois-quarts de page, avec une chouette photo de Thierry Collard.
L’article est à l’adresse http://www.sudouest.com/charente-maritime/actualite/article/653876/mil/4897181.html
Mais je ne sais pas s’il restera longtemps sans avoir à payer (un euro par jour ou neuf euros par mois).
Je ne vous reproduirai pas non plus le scan de l’article car je n’aurai pas l’autorisation du journal et je ne veux aller au TGI pour pillage intellectuel et non respect de la propriété intellectuelle, artistique et littéraire ! Je sais que nombre de blogs reproduisent les articles sans rien demander, mais c’est à leurs risques et périls. On ne peut pas non plus mettre sur un blog gratuit des articles pouvant apparaître sur un journal numérique qui est payant. Moi, j’ai déjà supprimé des publications que j’avais faites, ayant été sommé de le faire. Il est vrai que j’étais quelque peu dans mon tort. C’est donc normal. Et il est trop facile de faire un clic droit et "Enregistrer l’image" sans mettre la provenance du document. C’est donc bien du pillage organisé.
Pour revenir à l’article, juste un peu d’infos : on apprend que 737 collisions ont été provoquées en 2008 en Charente-Maritime par des sangliers et des chevreuils. En France, il y a chaque année 10 000 blessés et 10 tués dans les accidents mettant en cause le grand gibier (40 % de sangleirs, 36 % de chevreuils et 8 % de cerfs). La Charente-Maritime ne possède que 100 000 hectares de forêts : avec un taux de boisement de 14 %, il n'est pas l'un des plus forestiers en France, les départements français possédant en moyenne 20 % de surface boisée. Les collisions seraient plus nombreuses de septembre à février, et, dans 80 % des cas, elles ont lieu la nuit.
Alors quand vous roulez, surtout la nuit, imaginez qu’un gros gibier surgit devant votre véhicule et pensez à la suite. J’ai personnellement "tapé" un renard. C’était en 1998 : il y en a eu pour 8 700 F (plus de 1 300 euros mais n’en concluez pas que le passage du renard précède le passage à l’euro). Je me suis consolé en pensant que j’aurais pu entrer en collision avec un sanglier car nous n’aurions pas été « copains comme cochons ! »