Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Articles et photos : Actualité sur le canton de Saint-Jean d'Angély (17400), Saintonge, Aunis, sujets divers.

Publicité

Alcoolémie chez les jeunes : le témoignage d'une maman (23.10.08)

L’ALCOOL & LES JEUNES
Témoignage d’une maman

Jeudi 23 octobre, j’ai reçu par courriel le témoignage d’une maman. Son fils, âgé de 16 ans en octobre 2005, avait encore 2,40 grammes d’alcool par litre de sang après 12 heures de "sommeil" frisant le coma éthylique. Il a été hospitalisé à temps.  La maman souhaite que son témoignage sensibilise les autres parents, mais aussi les jeunes sur les dangers d’un fléau qui nous entoure tous.

» Témoignage de R. H.


« Nous sommes en octobre 2005. Mes deux fils, alors âgés de 15 ans et 16 ans, me demandent de passer une soirée chez un copain. Rien ne justifiant un refus, j’accepte donc, sous certaines conditions, en particulier pas d’abus d'alcool. Ils sont jeunes, mais me promettent de ne pas boire. Rassurée, je les accompagne cependant jusqu’au domicile de leur hôte en leur faisant une dernière recommandation avant de descendre de la voiture, car ils sont jeunes et en groupe : « Pas d’alcool et si problème vous me téléphonez ».

Je rentre chez moi. J’attends et espère que tout va bien se passer. Je m’endors difficilement étant quand même soucieuse. En me réveillant le matin, je constate qu’il n'y a pas eu de coup de téléphone. Je suis soulagée et moins inquiète.

 

Une de mes voisines, déménage, mais je ne suis pas désireuse d’aider à ce déménagement.

Je propose à ma fille de huit ans d’aller "récupérer" ses frères qui ont rendez-vous pour un match de football. Il est dix heures du matin. Après quelques kilomètres, j’arrive à l’endroit ou j'ai laissé mes fils la veille au soir. Surprise à mon arrivée : le plus jeune (15 ans) paraît très soucieux… Son frère ? Il « ne peut pas le réveiller, il s’est endormi la veille, complètement bourré » me dit-il.

Tout d’abord, je ne le crois pas, je suis dubitative et même plutôt décontenancée et très surprise !
Henri est un jeune homme calme, sage et discret. Il est surtout mon fils et je ne peux imaginer qu’il puisse boire : c’est encore mon "bébé".

Après une attente de quelques instants où je suis très inquiète, j’entre dans la maison : « il est à l’étage, dans la baignoire. Ils l’ont douché à l’eau froide pour le réveiller et le dessaouler, mais rien n’y fait ». Je grimpe quatre à quatre les marches vers la salle de bain et je vois mon fils qui a pris une étrange couleur noirâtre, sans réaction, en caleçon, respirant à peine !

Mon cœur s’emballe. Vite ! Je dois réagir… Il faut aller vite ! C’est la seule chose que je comprends. Il s’agit de réagir et non pas de réfléchir. L’instinct me guide. Les minutes sont comptées. Je hurle et je demande qu’on appelle les pompiers et qu’on aide à le sortir de la baignoire afin de le réchauffer. Il me faut des couvertures, toutes les couvertures disponibles !

Ma fille est en état de stress, elle n’a que huit ans ! Je ne pense pas à elle, mais à lui … Chaque minute compte. Les choses vont à une vitesse terriblement vertigineuse.


Les pompiers arrivent, ils prennent la relève, je le sens maintenant en sécurité, je me sens en sécurité.

Puis arrive le SAMU qui demande : « Combien a-t-il bu ? ». « Je n’en sais rien… », répondis-je.


Depuis combien de temps et surtout pourquoi boit-il ? Et la question que je me pose également : Comment était-ce possible ?

Les pompiers suivis du SAMU, le dirigent sur l’hôpital le plus proche. Je suis l’ambulance en voiture. Tout est possible, mais j’ai confiance…


A l’hôpital, le diagnostic est choquant : Hypothermie et 2,40 gr d’alcool par litre de sang après 12 heures de "sommeil"…

Le pire aurait donc pu arriver ! Et j’assistais et constatais cela, impuissante. Je culpabilisais même d’avoir alors imaginé que jamais cela n’aurait pu se produire chez moi, avec ce garçon que je pensais être toujours mon enfant, mon « bébé », celui qui me demandait chaque soir un signe d’affection d’une maman attentive.

Apres quelques heures de surveillance, je l’ai ramené à la maison.

Tout est bien qui finit bien… pour cette fois !


Je vis à Saint Jean d’Angély et jamais je n’aurais imaginé que cela puisse arriver à mon enfant.
Inattention de ma part ? Je ne le pense pas. Phénomène de société ? Oui peut-être. Henri voulait jouer à « Buffalo » … Un de ces jeux nouveaux qui tuent et qui les rend "intéressants" quelques minutes. …
Attendrons-nous de nouveaux jeux ou de nouveaux accidents ?

Quand nous étions enfants, nous faisions des activités, du sport, nous avions des loisirs moins dangereux et où l’alcool n’était pas présent comme maintenant.

Pourquoi les jeunes ont-ils besoin de relever de nouveaux défis ? Mais pourquoi donc ?

 

Je souhaite en tant que mère de famille que ce témoignage serve aux autres jeunes : on peut mourir d’une telle "aventure". Et si cela arrivait, à quoi peut bien servir une mort inutile ?

Nos jeunes ont perdu l’envie de rire, donc de vivre. Ils essaient des substituts pour essayer d’exister. A défaut d’être, on essaie de paraître …


Donnons leur la chance d’être en leur proposant des activités dans lesquelles ils se retrouveront. Non pas par les lois, mais au cas par cas.

Pendant des années on nous a expliqué que si les jeunes n’étaient pas au niveau BAC+5, ils seraient en dehors de la société. On a tracé leur vie ! Alors, ils se révoltent car ils veulent exister autrement.

Je suis une mère de famille de six enfants et je ne veux plus voir cela ! Ni chez mes enfants ni chez les enfants des autres !

Merci de publier mon témoignage et qu'il serve à d’autres parents et à d’autres jeunes ».


Note de B. M. : sachant que le taux d'alcoolémie décroît de 0,1 gr par heure, cela signifie que 12 heures plus tôt, le jeune Henri avait un taux d'alcoolémie de 3,6 gr d'alcool par litre de sang. Dans un corps humain de 65 kg, il y a environ 5 litres de sang. Soit ici 18 gr d'alcool dilués dans 5 litres de sang. Ce qui correspond à l'absorption dans un très court laps de temps d'un litre de Pineau à 18 degrés ou de 45 cl de whisky à 40 degrés. Rappellons aussi que le coma éthylique (intoxication alcoolique aiguë) survient après une dose variable de 4 à 5 grammes d'alcool par litre de sang. Ce dont Henri s'est dangereusement rapproché avec la dose d'alcool absorbée ici.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
M
merci bernard,je vais le publier tout de suite, sans aucun doute il fera réagir.les drogues sont dites "illicites" dès que l'état ne peux en percevoir aucunes taxes.....dès que ces drogues profites, elles deviennent "licites" comme l'alcool....plus d'un s'enrichit hélas sur notre maladie....amitiémarie77
Répondre
B
<br /> Impec !<br /> Je suis allé lire la publication sur le forum http://vielibre.org/ <br /> Dans le forum (je ne suis pas très malin) je n'ai pas pu trouver le témoignage d'Elodie mais juste des réponses. Personne n'a enregistré l'émission ?<br /> A plus<br /> Bernard Maingot 17400<br /> http://angely.over-blog.com/article-24357756.html<br /> <br /> <br />
M
Bonjour, je fais partie d'un forum d'aide aux malades alcooliques, moi-même guérie depuis deux ans seulement et ayant commencé a boire a l'age de 14 ans....j'ai une fille de quinze ans, qui le week end dernier a participé a une soirée, biture express....m'autorises tu a prendre ce témoignage et a le publier sur notre forum ?aidons nos jeunes a ne pas boire....aidons les a aller mieux, prévenons les de ce qu'ils risquent.amitié
Répondre
B
<br /> Il n'y a aucun problème en ce qui me concerne et j'avais été touché par le témoignage de cette maman qui avait bien voulu se confier à moi, ou plutôt témoigner sur le blog. Il n'est jamais facile<br /> de livrer son histoire à d'autres qui doivent la comprendre... et essayer d'en tirer un enseignement (une aute paire de manches !). <br /> Je pense que c'est positif d'utiliser son texte. Je ne connais pas le forum dont tu parles et j'imerais bien y faire un tour...<br /> J'ai publié un autre article sur "Les ados de la région boivent trop d'alcool" sur http://angely.over-blog.com/article-24357756.html, un résumé du "Premier Atlas régional des consommations d'alcool" sorti le 30 octobre 2008 et publié<br /> par l'INPES et l'OFDT (http://www.ofdt.fr/ofdtdev/live/publi/rapports-divers/atlasalcool/atlasalcoolannexes.html).<br /> Ce n'est plus le Poitou-Charentes mais "le Boit-tout-ça rentre" car nous sommes parmi les "leaders" en matière de consommation<br /> d'alcool fort, notamment chez les jeunes.<br /> J'attends maintenant les kits de dépistage salivaire pour les consommateurs de drogues "illicites" (j'aime le terme !) car là aussi les neurones sont atteints et c'est irrémédiable.<br /> Conjuguées à l'alcool - et c'est souvent le cas - les drogues sont aussi un fléau dont les statistiques des accidents mortels ne peuvent actuellement tenir compte. Et je reste persuadé qu'elles<br /> tiennent aussi une bonne part de responsabilité dans ces accidents.<br /> Bon courage<br /> B. M.<br /> <br /> <br />
C
BonjourJ’ai trouvé ton site super bien fait ,bravo continue….J’ai découvert un site de bien être et je voudrai le faire partager, car c’est très important de nos jours d’apporter santé et bonheur.Les qualités essentielles des produits naturels.En certains endroits reculés de la planète, il est fréquent de vivre plus de 100 ans. C’est ainsi que les habitants de l’Himalaya vivraient plus longtemps, plus joyeux et en meilleure santé que la plupart des occidentaux. Sans cancer du foie, sans diabète, sans maladie de coeur, sans problèmes de cholestérol, sans arthrite, sans dépression et sans dysfonctionnement sexuel.A notre époque régie par les antibiotiques et la cortisone, qui font quelques fois payer bien cher leur relative efficacité, notre système immunitaire, exposé à de nombreux facteurs de stress, a besoin de soutiens cibles et naturels, pour remplir sa fonction protectrice contre les poisons et rayons nocifs auxquels sont soumis notre alimentation et environnement.Selon la majorité des Paléoanthropologistes, l’homme moderne s’est développé en Afrique, il y a entre 100.000 et 300.000 ans. Pendant ces 100.000 dernières années, ces experts croient que la biologie humaine n’a pas évolué de manière significative.En conséquence ils affirment que nos besoins alimentaires sont dictés plus parce que nos ancêtres ont mangé que par les nourritures que nous mangeons aujourd’hui. Certains aliments de nos ancêtres ont totalement disparu dans notre régime moderne.http://www.operation-vitalité.com
Répondre