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  • : Le blog de Bernard Maingot
  • : Articles et photos : Actualité sur le canton de Saint-Jean d'Angély (17400), Saintonge, Aunis, sujets divers.
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  • Bernard Maingot
  • Correspondant de presse. Curieux et passionné, j'aime la photographie, l'écriture et transmettre aux autres ce qui m'attire. "On se lasse de tout, excepté d'apprendre" (Virgile).
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Bernard Maingot

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29 décembre 2008 1 29 /12 /décembre /2008 11:29
CLUB INNER WHEEL DE SAINTONGE
"Grand-Mère est amoureuse"

 

Dimanche 11 janvier, le club Inner Wheel de Saintonge organise une matinée théâtrale au profit des activités d’Autisme 17.

 

Dimanche 11 janvier à 15 h 30, salle Aliénor-d’Aquitaine, le Théâtre du Clin d’œil, de Saint-Sever de Saintonge, interprétera  une pièce humoristique d’Yvon Taburet : "Grand-Mère est amoureuse".

 

Cette matinée théâtrale, animée aussi par un jeune compositeur, Pierre Vigneron, qui assurera les intermèdes musicaux, est organisée par le club Inner Wheel de Saintonge, au profit d’Autisme Charente-Maritime (Autisme 17), association présidée par Claire Simounet, créée voici près de trois ans pour aider les parents d’enfants atteints de ce grave handicap.

 

L’intrigue

 

L’intrigue de "Grand-Mère est amoureuse" est digne des meilleurs vaudevilles. Nicole n’en revient pas que sa fille Marion puisse avoir un copain, mais elle le comprend. Mais que sa mère, Manie, annonce la même chose, la pilule est dure à avaler ! Lorsque mamie lui révèle qu’elle a, pour fêter l’événement, invité son "fiancé" et la famille de celui-ci, alors c’en est trop ! Malgré leurs réticences, Nicole et Jean-Michel son mari verront arriver Gaston, le fiancé, vieux motard, poète original ; Jacqueline la veuve au franc-parler ; Gérard le fils de Gaston et Tatiana son épouse russe. Ces joyeux drilles toujours prêts à s’amuser ou à blaguer à toute heure du jour ou de la nuit vont rapidement exaspérer Nicole, abasourdie par tant de vitalité. Pour couronner le tout, à la suite d’un quiproquo malheureux provoqué par Mlle Paumier, la commère de l’immeuble, Nicole s’imaginera que Fred, l’ami de sa fille, est lui aussi amoureux de mamie. Comme le lui dit Jean-Michel : « Ta mère, ce n’est plus une mamie, c’est une bombe à retardement. » Des quiproquos qui se multiplient et du rire assuré, mais aussi de la tendresse et de l’optimisme dans cette comédie familiale qui propose un regard inhabituel sur le troisième âge.

 

Le Théâtre du Clin d’œil, qui réunit une quinzaine de comédiens bénévoles, s’est spécialisé, depuis sa création voici six ans, dans l’interprétation de pièces humoristiques, tel "Le clan des veuves". Des pièces, mises en scène par Nicole Moine, présidente de la troupe, où la bonne humeur le dispute toujours à la tendresse et à l’optimisme. "Grand-Mère est amoureuse" est un modèle du genre. Quelques jours après la fin des fêtes du Nouvel An, l’invitation du club Inner Wheel à se détendre sera la bienvenue !

 

Les comédies de Yvon Taburet

Réservation à l’Office de Tourisme, place du Pilori, Saint-Jean d’Angély. tél. 05 46 32 04 72.

Comédie en trois actes. Durée 1 h 30.

Prix des places : 8 euros (gratuit en dessous de 12 ans) 

 

Un même objectif : Servir

 

Le Club Inner Wheel de Saintonge réunit une trentaine de femmes, toutes épouses ou parentes proches de membres des Rotary-Clubs de Saintes, Pons, Saint-Jean d’Angély et Matha. Né pendant le Première Guerre Mondiale en Grande-Bretagne, à l’initiative d’épouses de Rotariens désirant poursuivre les activités de leurs maris mobilisés, ce mouvement féminin est aujourd’hui l’un des plus importants du monde. Il compte 100 000 membres répartis dans une centaine de pays, dont 4 000 en France, pour 155 clubs. Seize sont installés en Aquitaine et dans les Charentes. Bénéficiant du statut d’ONG depuis 1988, les clubs Inner Wheel comptent six déléguées au sein des Nations-Unies.

Comme le Rotary International, l’objectif principal d’Inner Wheel est "Servir". Le mouvement attache aussi beaucoup d’importance au développement de l’amitié et à l’entente internationale.

Pour atteindre ces buts, les Clubs Inner Wheel organisent des activités culturelles et artistiques, d’autres consacrées au loisir et à la détente. Sont aussi au programme des rencontres sportives, des jumelages, des manifestations pour récolter les fonds nécessaires aux actions de solidarité et des conventions internationales, telle celle prévue en Malaisie en mai prochain.

 

Promouvoir l’éducation des filles

 

La compassion est toujours au cœur de l’action des Inner Wheel, qui s’intéressent bien sûr particulièrement aux enfants, à l’éducation, à la santé, à la lutte contre la pauvreté, aux handicapés, à l’environnement, mais aussi au sort des femmes dans le monde d’aujourd’hui et à l’évolution de la société,… L’un de leurs principaux buts actuels en matière d’action sociale est de soutenir l’éducation des filles dans les pays en voie de développement.

Des objectifs et des idéaux qui sont identiques ou proches de ceux des Rotary-Clubs, ce qui entraîne de nombreuses actions concertées. Autre similitude avec les Rotary-Clubs : les clubs Inner Wheel changent chaque année de présidente. Pour 2008-2009, c’est Bernadette Trioux, de Saint-Sever de Saintonge, qui préside celui de Saintonge. Anne-Marie Petitjean, de Saint-Jean d’Angély, lui succédera en juillet prochain.

  

 

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28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 23:08
CINEMA
De la caravane aux caméras

 

Jérôme Leman n’a jamais voulu faire de cinéma. Pourtant, il est l’acteur principal dans "Les hommes sans gravité", un court métrage de Éléonore Weber.

 

» A. B.

  

Jérôme Leman avec Éléonore Weber, qui a déjà à son actif plusieurs court-métrages et des mises en scène de théâtre.

 

Contrairement à tous ces jeunes acteurs et figurants qui courent les castings, Jérôme Leman, 22 ans, n'a jamais voulu faire de cinéma : «  C'est une réalisatrice de Paris qui m'a rencontré par hasard à SaintJean d'Angély. Elle m'a demandé de faire un bout d'essai devant ses caméras et j'ai tourné dans un moyen métrage de 39 minutes ».

Il faut dire que ce natif de Saintes garde un mode de vie de "voyageur". Dans ses veines coule le fier sang des gitans qui n'ont de cesse de vouloir partir vers des ailleurs : entre la caravane de son père quelque part près d'Écoyeux, un mobil home au sud de Saint-Jean et parfois le HLM de sa mère, il mène une perpétuelle vie de transit. Mais comme beaucoup des siens, il est devenu semi-sédentaire et reste attaché à sa terre natale saintongeaise  : « Ce qui m'a surtout dépaysé, c'est de devoir faire le comédien ».

Car la réalisatrice Éléonore Weber (*) est une spécialiste du cinéma intimiste, à mi-chemin entre une fiction sans concession et le documentaire criant de vérité : « Je n’ai pas choisi Jérôme à partir d’un scénario déjà écrit, j’ai en quelque sorte choisi d’écrire un film à partir de ma rencontre avec Jérôme. Dans ces conditions, il ne s’agissait pas vraiment de "faire le comédien", même si au bout du compte c'est un travail de comédien qui lui était demandé, dans une fiction où il côtoyait d'autres acteurs. Il l'a d'ailleurs fait avec beaucoup de talent et peut-être même y a-t-il pris goût ».

D'ailleurs son film "Les Hommes sans gravité" - dont Jérôme Leman était l'acteur principal - sonnait si juste qu'il a écumé tous les festivals. Une trentaine de villes l'ont projeté. De "Paris Court" au centre Pompidou en passant par Brive ou le festival de court métrage "Entrevue" de Belfort mais aussi en novembre dernier par Lisbonne au Portugal et Istanbul en Turquie ! La réalisatrice Eléonore Weber l'a aussi montré au dernier Festival d'Avignon lors d'une carte blanche qui était consacrée à ses pièces de théâtre et à ses courts-métrages.
 

Toutes ces séances publiques ont fini par faire remarquer Jérôme Leman : «  Vendredi 2 Janvier je dois monter à Paris. Il parait que l'on veut me voir pour un long métrage. Un vrai film, quoi ! L'histoire de plusieurs jeunes réfugiés d'Europe de l'Est qui tentent leur chance en France ». Le film devrait s'appeler "Faîtes demi-tour" et sera réalisé par Hélène Angel. Et si après le casting, il n'est pas pris, cela ne l'empêchera pas de dormir la nuit : « Moi, j'aime surtout le travail manuel, la menuiserie, l'électricité, mais j'ai pas le C.A.P. Résultat : je fais toujours l'apprenti et je trouve pas grand chose. Alors le cinéma, c'est mieux que rien ! Ceux avec qui je préfère discuter le plus lors d'un tournage, c'est le décorateur et l'ingénieur du son ».


Gageons que si cet apprenti comédien conserve cette ingénuité et son naturel confondant, il  risque de voyager de tournage en tournage. Il serait alors malgré lui l'interprète de ces individus à la marge de la société qui crèvent de plus en plus l'écran parce que leur sincérité nous crève le cœur.
Alban Boigeol

 

Mathieu Montanier et Jérôme Leman après la première projection parisienne du court-métrage "Les hommes sans gravité" tourné en 2007, où ils interprètent les deux rôles principaux.

 

(*) Diplômée de philosophie politique, Weber réalise un film documentaire tourné en Algérie 'Silence dans le fortin' (2002) et deux films de fiction 'Temps morts' (2005, court-métrage) et, après un séjour au centre des écritures cinématographiques du Moulin d'Andé, 'Les Hommes sans gravité' (2007, moyen métrage). En tant qu'auteur, Eléonore écrit deux pièces 'Manège' (2001) et 'Décadrages' (2003), toutes deux mises en scène par Annie Lucas. En 2004, sa mise en scène de 'Je m'appelle Vanessa' de Laurent Quinton, immerge acteurs et spectateurs dans une même installations vidéo. Dans 'Tu supposes un coin d'herbe' (2005), Weber réussit à rassembler toutes ses activités mêlant image, texte et mise en scène pour nous présenter un portrait du monde actuel où chacun devient étranger à lui-même. Eléonore continue cette exploration de l'espace mental dans sa mise en scène de sa pièce 'Rendre une vie vivable n'a rien d'une question vaine' (2007, présentée au Festival d'Avignon). Weber est également l'auteur de textes de chansons sur le dernier album des Valentins 'Juke-Box'.

 

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6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 18:52
CINEMA
(article modifié le 7 novembre 2008 - adjonction de nouveaux liens)
"Nos enfants nous accuseront"


 (photo http://www.critikat.com/Nos-enfants-nous-accuseront.html)


Le film « Nos enfants nous accuseront » de Jean-Paul Jaud est sorti en salle le 5 novembre. Ce  documentaire est
un film militant, qui raconte l'introduction du bio dans la cantine scolaire de la petite ville de Barjac, dans le Gard. Le cinéaste y traite de l’alimentation et du cancer : alimentation bio (qu’il qualifie d’alimentation naturelle) contre alimentation conventionnelle (qu’il dénomme nourriture chimique).

Une sorte de témoignage que Jean-Paul Jaud expose à la suite d’un cancer du colon qu’il a eu voici quatre ans. « Or, je n’étais pas obèse, je n’étais pas en surpoids et je faisais de l’activité physique. J’ai été convaincu que cela venait de l’alimentation. 70 % des cancers sont dus à l’environnement dont 30 % à la pollution et 40 % à l’alimentation. J’ai été empoisonné à cause de l’alimentation. Nous n’avons pas le droit d’empoisonner nos enfants. Après deux opérations, j’ai eu le temps de réfléchir dans mon lit d’hôpital. En tant que cinéaste, j’ai une responsabilité et je mettrai mon savoir-faire au service de la planète ».

Anne-Violaine Houcke écrit dans sa critique :  « En ces temps de Grenelle de l’environnement, le film de Jean-Paul  Jaud est d’actualité. Réquisitoire en faveur du bio, le film pousse un cri d’alarme convaincant qui manque un peu d’ampleur, mais parvient à séduire le spectateur pour provoquer une prise de conscience, sans pour autant renoncer aux exigences "scientifiques" du genre du documentaire ».

Voir la bande annonce

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18840328&cfilm=138220.html

http://www.dailymotion.com/video/x6r5g4_nos-enfants-nous-accuseront_news

http://fr.youtube.com/watch?v=nXu3w2PqAZw

Voir la critique d’Anne-Violaine Houcke sur http://www.critikat.com/Nos-enfants-nous-accuseront.html

 

 

B. M.

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15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 16:50
Cinéma 
Chronique cinéma de septembre 


Un message de Serge Bouteille que je vous mets en ligne car il s’agit d’une chronique Cinéma sur les films qui sortent en septembre.

 

» B. M.

 

Bonjour, 

 

Et oui mes "petites présentations" à l'EDEN me manquent. Alors voilà ....

 

Deux jours de visionnement à Contis (Landes) organisées par l'AFCAE et l'ADRC - huit films en deux jours.

 

Evidemment ENTRE LES MURS (Palme d’Or 2008) : on ne s'ennuie pas un instant pour ce film de plus de deux heures On rit... mais on est aussi effrayé par les difficultés du système éducatif. Le film peut être le point de départ de nombreuses et interminables discussions. A ne pas manquer.

 

Photo http://olivier.quenechdu.free.fr/spip/IMG/jpg/entrelesmurs_1.jpg
 

 

 

Egalement LA FIEVRE DE L'OR : documentaire sur le trafic de l'or en Guyane (française !) et en Amazonie. Film constat - certains exploitants lui reprochent de ne pas "prendre parti" - montrant les ravages sur l'environnement et ceux humains (pollution au mercure, trafic d'hommes et de femmes). Un support pour une soirée AFFUT D'OEIL ?

 

Enfin un film plus difficile sur l'après guerre en Bosnie, PREMIERES NEIGES. Dans un hameau vivent les "rescapé(e)s". Principalement des femmes et des enfants. Le film montre d'une manière "douce", sans masquer les conflits, les différentes possibilités de (sur)vie. Trois beaux portraits de femmes. Un scénario intelligent qui joue notamment sur "l'arrivée" de deux hommes : un chauffeur routier qui devraient permettre aux femmes de pouvoir vendre leur production de prunes et un serbe qui veut acheter les terres ... Il ne faudra pas compter un public nombreux...

 

Mes avis sur les autres films sont plus mitigés :

 

HUNGER. Film sur les conditions de détention des prisonniers irlandais pendant les années Thatcher. Film trop dur. Un peu confus pour les non-anglais. Evidemment intéressant, mais faut-il toujours montrer crûment la violence au cinéma pour évoquer un sujet violent ? 


UN ETE AVEC COO. Film d'animation japonais. La rencontre entre un jeune japonais un peu timide et un être des marais (un "kappa"). La première partie - très écolo - est agréable. Puis le film s'embourbe sur une dénonciation de la presse (paparazzi, ...) lorsque le "kappa" est découvert, jusqu'à reprendre la scène où King Kong monte au gratte-ciel !  De plus la durée du film – 2 h 26 - est impossible pour le public auquel il s'adresse : les 6-10 ans.

 

LES GRANDES PERSONNES. Un père (Jean-Pierre Daroussin), un peu rigide, part en vacances en Suède avec sa fille, adolescente de 16 ans. Je me demande parfois pourquoi certains films obtiennent le label Art & Essai. Celui-ci se regarde gentiment, mais s'oubliera vite. Une "bluette" d'été. A moins que j'ai raté quelque chose !...

 

DE LA GUERRE de Bertrand Bonello, avec Mathieu Almaric, Asia Argento, Guillaume Depardieu, ... Alors là ... Soit c'est un film génial, soit c'est un film ridicule. J'aime bien les films "bizarres" mais ici je ne suis pas entré dedans. Beaucoup de réactions négatives pour les exploitants présents. Des soufflements dans la salle : le film dure 2 h 10 et "n'en finit pas". Un cinéaste en crise se retrouve dans une secte qui "apprend" à faire la guerre (puisque la vie C'EST la guerre). Fumeux ou excellent : à vous de voir (et ce genre de film mérite toutefois d'être vu : c'est si rare les films "non formatés"). Mais vous êtes prévenus : allez le voir un jour où vous êtes en forme !

 

Enfin j'ai pu revoir le premier film de Paul Newman, avec Joanne Woodward. Il n'a pas trop vieilli. La vie quotidienne d'une mère un peu barjot et de ses deux filles adolescentes : l'une sérieuse qui passe son temps dans les expériences scientifiques et l'autre qui s'entraîne pour être majorette. Une tranche de vie. Le titre ? Ah ça c'est une question quizz pour un carambar (ceux qui étaient présents lors de la dernière séance de CINE-CULTURE pourront donner quelques explications aux autres ....)

 

Tous ces films vont sortir prochainement.

 

Bien à vous,

Serge.

 

L’avant première de «  ENTRE LES MURS » Palme d’Or 2008, a eu lieu à Ciné-Chef (Chef-Boutonne), le samedi 13 septembre. Trois projections ont eu lieu à 9 h, 14 h et 21 h, avec la présence de Laurent Cantet aux deux premières. La prochaine séance d'ENTRE LES MURS  aura lieu le 8 octobre.

Les réservations à Ciné-Chef se font au 05 49 29 13 05 ou au  06 85 58 17 67 entre 12 h et 14 h et à partir de 19 h. Yves Bonneau.

CINE-CHEF - Place Cail - BP 4 - 79110 CHEF-BOUTONNE
e-mail : cinechef@wanadoo.fr  web : http://perso.orange.fr/cine-chef

 

Note : "Entre les murs" a obtenu la Palme d’Or 2008 dimanche 25 mai 2008 des mains de Robert de Niro. Ce film de Laurent Cantet sur l’éducation d’aujourd’hui est l’adaptation du roman de François Bégaudeau, professeur, qui joue aussi le rôle principal dans le film.

Cela faisait 21 ans qu’un film français n’avait pas eu la Palme d’Or, la précédente ayant été obtenue par le film "Sous le soleil de Satan" du regretté Maurice Pialat.

 

 

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27 juin 2008 5 27 /06 /juin /2008 15:08
Saint-Jean d'Angély
Le cinéma à Saint-Jean : une affaire compliquée


Le cinéma Eden-Pasteur est fermé depuis le 2 juin, la Scop "Ciné culture en Vals de Saintonge" étant en liquidation judiciaire. La CdC, qui a la compétence pour la construction et l’exploitation d’un nouveau complexe cinématographique, n’a cependant pas en charge la gestion de l’Eden-Pasteur, celle-ci étant toujours assumée par la ville de Saint-Jean d’Angély.

 

» B. M.

 



Ce qu’on savait, c’est l’émotion suscitée par l’arrêt du cinéma à Saint-Jean d’Angély, habitué que nous étions à ce que l’Eden de la rue Pasteur continue de fonctionner, malgré la mise en cessation de paiement de la Scop "Ciné Culture en Vals de Saintonge" en janvier 2008.

Tout le monde pensait que la CdC, avec la compétence "Cinéma" dans ses cartons, finançant chaque année l’Eden en subventions appropriées, auxquelles s’ajoutaient les 2 500 euros par mois de la ville de Saint-Jean, permettrait de redresser la situation : avec 21 000 entrées au lieu des 25 000 nécessaires à l’équilibre, c’est 17 000 euros manquant chaque année.

Seulement voilà, plusieurs grains de sable étaient glissés dans la bobine de projection : la CdC a effectivement la compétence construction et exploitation pour un (nouveau) complexe cinématographique à construire quelque part en ville. Faute d’avoir trouvé des terrains disponibles en centre-ville avec l’ancienne municipalité, la CdC avait donc envisagé un complexe cinéma de trois salles vers le centre aquatique Atlantys, engageant des études pour un coût global de 185 000 euros TTC. Parallèlement, la CdC participait financièrement au fonctionnement de l’Eden Pasteur, pour une seule salle pas spécialement adaptée au contexte actuel cinématographique et avec des entrées insuffisantes.

Le hic, c’est que la CdC n’a pas la compétence communautaire (définie en 2006) pour la gestion actuelle du cinéma Eden Pasteur. En effet, celle-ci appartient toujours à la ville de Saint-Jean d’Angély.

Lundi dernier (23 juin), la CdC a donc dû débattre pour redéfinir la compétence communautaire "Cinéma", de façon à remettre les choses en ordre et que la gestion de l’Eden Pasteur soit transférée de la ville à la CdC, la compétence "spectacles" continuant d’être assumée par la ville de Saint-Jean d’Angély.

Cette dernière devra trouver une solution pour que le cinéma vive à Saint-Jean, le temps que la réponse du préfet se fasse dans un arrêté préfectoral donnant son accord à la CdC.

Paul–Henri Denieuil, maire de Saint-Jean et vice-président de la CdC, se préoccupe actuellement de trouver un exploitant pour reprendre le fonctionnement du cinéma actuel. Un accord aurait été trouvé, qui sera présenté ce soir au conseil municipal du vendredi 27 juin à 18 h 30, afin de délibérer sur une convention à mettre en place avec le nouvel exploitant. « Nous devons gérer cet aspect transitoire tant que la CdC n’aura pas la compétence totale, a expliqué le vice-président de la CdC. Il faudra solder les comptes avec le précédent exploitant, verser le solde des subventions (7 000 euros), solder les paiements restant à faire sur les salaires puis sur les films impayés (5 000 euros) ».

 

Concernant la construction d’un nouveau pôle cinématographique, l’affaire n’est pas simple non plus. La réhabilitation de l’ancien Eden Joseph-Lair (façade inscrite à l’inventaire des M. H.) et d’un parking (appartenant à La Poste) va coûter énormément d’argent : l’immeuble est devenu dangereux, avec de murs lézardés (les fers à béton sont rouillés et provoquent des chutes d’éléments en béton), un immeuble qu’il faut entourer de barrières de protection en trouvant les bonnes limites d’une non-dangerosité. Une solution architecturalement onéreuse qui reste écartée par la CdC et qui l’avait amenée vers le projet Atlantys.

« Un cinéma en périphérie (vers Atlantys, vers Leclerc ou autre, NDLR) n’est pas la même chose qu’un cinéma en centre-ville, déclare Paul-Henri Denieuil. Aujourd’hui les conditions sont différentes de la démolition et de la reconstruction de l’ancien Eden. Les études faites vont resservir en partie pour appréhender le problème en centre-ville, qu’il soit vers le champ de foire ou ailleurs. Il existe des terrains pour la construction d’un complexe ». Une étude complémentaire sera donc faite en interne par les équipes techniques de la ville et de la CdC, étude qui n'entraînera pas de frais supplémentaire. Et trouver un espace contenant salle de spectacles et cinéma (avec un hall d’accueil commun ?) et un parking suffisant.

 

Au vote de cette délibération, l’étude supplémentaire a été adoptée par la CdC, mais deux conseillers ont voté contre et huit se sont abstenus.

Il faudra aussi que toutes les communes du canton de Saint-Jean d’Angély soient d’accord pour que la compétence communautaire "Cinéma" soit élargie à l’Eden-Pasteur, avant de l’envoyer au Préfet.

Et que le conseil municipal délibère ce soir sur le transfert de la gestion à la CdC.

Adjonction du 23 juin (après le conseil municipal)

 

Le maire a précisé que l’exploitant était « Les cinémas du Rouergue », société avec laquelle une convention devait être passée, ce qui nécessite une délibération du conseil municipal. Cette convention est prévue pour six mois, mais pourrait être renouvelée jusqu’à la date butoir du 31 décembre 2009.

Il est demandé à l’exploitant d’ouvrir 52 semaines par an, avec un jour de fermeture hebdomadaire, dix séances par semaine au minimum, un accueil du public trente minutes avant la séance et une programmation de qualité.

Françoise Mesnard fait observer que le dossier n’a pas été examiné en Conseil régional et que « le fonctionnement des commissions n’est pas satisfaisant, puisqu’elle (la commission affaires culturelles) s’est réunie la veille du conseil ». Yolande Ducournau, chargée des affaires culturelles, relayée par Paul-Henri Denieuil, ont rétorqué « qu’il a fallu traiter cette affaire en urgence, depuis la mise en liquidation judiciaire de la Scop du cinq juin. Je ne traite que des affaires en urgence depuis mon arrivée et ce n’est pas de cette façon que je souhaite gérer la commune ».

Après cette passe d’armes, la délibération pour une convention avec « Les cinémas du Rouergue » a été adoptée à l’unanimité.

 

Il n’en a pas été de même pour le transfert de la compétence Cinéma à la CdC. L’opposition, par la voix de Françoise Mesnard a expliqué que l’ancien Eden devait être conservé. Le maire a rappelé que la délibération concernait le transfert d’une compétence à la CdC et pas de l’ancien Eden ou de l’Eden-Pasteur. « Le cinéma ne sera plus de la compétence de la ville de Saint-Jean d’Angély. La localisation du cinéma ne fait pas partie de nos débats de ce soir ».

Très attachée à vouloir conserver la compétence exploitation de l’Eden, l’opposition a voté par six voix contre et la délibération a été adoptée par 23 voix pour.

 

 

 

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6 juin 2008 5 06 /06 /juin /2008 00:54
Cinéma Eden   

Silence, on coupe !

La SCOP (société coopérative ouvrière de production) "Ciné Culture en Vals de Saintonge", qui exploite le cinéma Eden depuis décembre 2005 a arrêté son activité le 2 juin 2008. Après un déficit d'exploitation de près de 15 000 € en 2007, l'activité en 2008 ne permet pas d'espérer couvrir ce déficit. L'équilibre nécessitait 25 000 spectateurs, mais ils n’ont été que 20 000 à venir en 2007 ! Les négociations engagées depuis décembre 2007 avec la Communauté de communes du canton de Saint-Jean d'Angély n'ont pas abouti à une solution permettant de maintenir correctement l'activité du cinéma Eden. Il n'y a donc plus de séances à l'Eden. La CdC (05 46 59 09 29 - cdc.sja@wanadoo.fr), la seule à pouvoir donner des informations sur une reprise éventuelle, reste donc la seule interlocutrice à contacter ... Le gérant, Serge Bouteille, remercie tous les spectateurs qui sont venus à l'EDEN, les associations, collectivités, établissements scolaires et entreprises avec lesquelles la structure a travaillé. Ciné Culture en Vals de Saintonge - Cinéma Eden, 6 avenue Pasteur 17400 Saint-Jean d’Angély. Tél. 05 46 26 21 40 (photo B. M.)

Voir le précédent article sur la mise en cessation de paiement de la Scop Cinéma Eden


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20 mai 2008 2 20 /05 /mai /2008 16:45
Cinéma L’Eden

 

Communiqué

 

« Mercredi 21 mai à 14 h, le film "PEUR(S) DU NOIR", réalisé à Angoulême, sera présenté aux professeurs de lycée de Poitou-Charentes dans le cadre de la préparation du cycle "Lycéens et Apprentis au cinéma" 2008-2009.

 

Cette séance est privée, mais nous vous y accueillerons volontiers.

 

La projection sera suivie d'un échange avec un membre de la production (Prima Linéa),  Pascal Vimenet, spécialiste du cinéma d'animation en charge de la rédaction du livret pédagogique, Jean-Claude Rullier, responsable du Pôle régional d'éducation artistique et de formation au cinéma et à l'audiovisuel de Poitou-Charentes cinéma.

 

Le film "PEUR(S) DU NOIR" est également présenté en séances publiques le mercredi 21 mai à 21 h et le vendredi 23 mai à 18 h 30 ».

 

Contact : Serge Bouteille, directeur-animateur du cinéma EDEN - 17400 SAINT JEAN D'ANGELY

Contact presse : 05 46 26 24 32 - 06 89 99 18 65

PEUR(S) DU NOIR
programme d'animation de Blutch, Charles Burns, Marie Caillou, Pierre di Sciullo, Richard McGuire et Lorenzo Mattotti
 
Six grands auteurs graphiques et créateurs de BD ont planché sur les peurs inhérentes au noir, et par là-même mis l'accent sur de nombreuses peurs pouvant être reliées à l'obscurité, comme la peur des animaux, les cauchemars, les cimetières, les fantômes, l'orage, les monstres, ...
 
 
Les enfants ont peur du noir, mais beaucoup d'adultes aussi !
L'obscurité empêche de voir, on peut alors se convaincre de la présence de bêtes, d'insectes ou de tous êtres malveillants.
Dans le langage populaire, on a des idées noires, on vit dans une misère noire ou encore nous avons de noirs pressentiments...
Cette sensation d'inquiétude rattachée au noir remonte à la nuit des temps.
Les auteurs, remontant le fil de leurs terreurs, ont accepté d'animer leurs dessins et de leur insuffler avec leur style unique le rythme de leurs cauchemars.
 
""Peur(s) du noir" est un ovni du cinéma d'animation, qui balade son spectateur dans une multiplicité de frayeurs." (Les Inrockuptibles)
"Chaque histoire s'anime sous diverses formes associant le charme du graphisme à l'ancienne et l'animation contemporaine à la "Persepolis". (Le Parisien)
"(...) un imaginaire débordant et un graphisme épatant (...) ce voyage au pays de l'angoisse sait aussi carburer à l'humour quand nécessaire." (Ouest France)

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7 avril 2008 1 07 /04 /avril /2008 12:58

Les Hauts Murs

Photo www.allocine.fr

Un film tourné à Saint-Jean d'Angély, Rochefort et Tonnay-Charente, sort en salle le 30 avril 2008 (la sortie annoncée initialement le 30 janvier avait été repoussée) ;

Il sera présenté en avant-première au cinéma Eden de Saint-Jean d'Angély le samedi 26 avril à 21 h (réservation conseillée pour l'avant-première), avant d’être ensuite présenté du 7 au 13 mai à l'Eden

Cinéma Eden - 6 avenue Pasteur - 17400 Sain-Jean d’Angély.
Répondeur : 05 46 26 21 40. adresse e-mail : eden.sja@wanadoo.fr 
Contact presse : Serge Bouteille au 05 46 26 24 32 ou au 06 89 99 18 65

http://www.europacorp.com/dossiers/hauts/

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=109604.html


Les Hauts murs
, film français réalisé par Christian Faure d’après l’œuvre d’Auguste Le Breton

Drame avec Carole Bouquet, Catherine Jacob, Michel Jonasz    Plus...

Durée : 1h 35mn. Année de production : 2006. Distribué par EuropaCorp Distribution.

Voir l’affiche sur www.leshautsmurs-lefilm.com 

Voir la bande-annonce en haute définition sur  http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18808629&cfilm=109604&hd=1.html

 

 Photo www.allocine.fr

Synopsis
 

Pour Yves Régnier, orphelin âgé de 14 ans, La France des années 30 est celle des maisons de correction, qui ont tous du bagne pour mineurs. A peine placé dans l’une de ces "maisons d’éducation surveillée", bâtisse austère entourée de hauts murs, Yves, roi de la fugue et rêveur éternel, n’a qu’une idée en tête : en sortir, rejoindre un port et embarquer pour New York. Injustement condamné il parviendra à s’évader de ce lieu d’emprisonnement où tous les enfants ne sont pas nés criminels.

 

Un extrait du casting

Le casting complet sur http://www.allocine.fr/film/casting_gen_cfilm=109604.html  

Acteurs

La mère de Fil de Fer

Carole Bouquet

La directrice

Catherine Jacob

Le directeur

Michel Jonasz

Yves Tréguier

Emile Berling

Blondeau

Guillaume Gouix

Fil de Fer

Julien Bouanich

Molina

Anthony Decadi

Le Rat

Jonathan Reyes

Le Bégayeux

Finnegan Oldfield

Frigo

Simon Perret

L'Astucieux

Antoine Chaleyssin

Bras d'acier

Oscar Baudot

Le Rouquin

Aurélien Godreau

Boutard

Joël Pyrène

Le beau-père d'Yves

Bernard Blancan

Oudie

Pascal Nzonzi

Le surveillant chef

François Damiens

M. Luve

André Penvern

Père Roux

Gerard Chaillou

Le concierge

Rogier-Pierre Bonneau

 

 

Photo www.allocine.fr 

Des anecdotes 

sur http://www.allocine.fr/film/anecdote_gen_cfilm=109604.html


Adapté du roman d'Auguste Le Breton, Les Hauts murs est adapté d'un roman aux résonances autobiographiques d'Auguste Le Breton, alias "Monsieur Rififi", dont de nombreux ouvrages - Bob le flambeur, Le Clan des Siciliens entre autres - ont déjà été portés à l'écran


Projet avorté de Marcel Carné

En son temps, le réalisateur Marcel Carné avait songé à adapter ce roman d'Auguste Le Breton, mais le projet fut finalement abandonné

Premier long métrage ciné de Christian Faure

Les Hauts murs est le premier long métrage ciné de Christian Faure, un réalisateur qui a connu le succès sur petit écran avec les téléfilms Juste une question d'amour (2000), Un amour à taire (2005) et Marie Besnard, l'empoisonneuse... (2006)

Genèse du projet

C'est le producteur Jean Nainchrik qui a proposé cette adaptation à Christian Faure. "Je connaissais Auguste Le Breton par les films tirés de ses livres, mais pas Les Hauts murs, explique le cinéaste. J'ai aussi découvert que c'était son premier roman autobiographique, qu'il avait vraiment vécu tout ce qu'il racontait. Ce qui me plaisait dans ce scénario, c'est qu'il traitait de l'enfance, et du passage à l'âge adulte : j'appréciais le côté initiatique de cette histoire. Sachant qu'il s'agissait de mon premier long métrage de cinéma, il y avait aussi l'intérêt d'un projet que je pouvais maîtriser : doté d'un petit budget, je pouvais profiter de l'unité de temps, de lieu et d'action. Il y avait enfin le défi que représentait la mise en scène de l'enfermement..."

Albert Algoud au scénario

A l'écriture de ce scénario participa le journaliste Albert Algoud, également connu pour ses interventions mémorables aux côtés de Karl Zéro et Antoine de Caunes dans l'émission Nulle Part Ailleurs sur Canal +. Auteur de textes pour la télévision, il a été rédacteur en chef du magazine Fluide Glacial, et collabore régulièrement au Canard Enchaîné. Animateur d'une émission quotidienne sur Direct 8, on lui doit également de nombreux ouvrages consacrés à l'oeuvre d'Hergé. Au cinéma, il a signé les scénarios d'Un aller simple de Laurent Heynemann et du Schpountz de Gérard Oury avant de travailler à l'adaptation des Hauts murs.

Grâce à un audit...

Les Maisons d'Education surveillée ont été transformées ou rasées, mais en 1930, une sorte d'audit a été commandée pour faire le point sur ces établissements. Grâce à ce document, Christian Faure et son équipe ont pu bénéficier de 200 photos d'archives, prises sur cinq maisons différentes, qui leur ont servi pour les décors et les costumes. "C'est d'ailleurs en voyant ces photos que j'ai constaté, par exemple, que les enfants n'avaient pas la boule à zéro, mais un ou deux centimètres de cheveux, explique le réalisateur. On y voyait aussi les différents ateliers, les séances de gymnastique et les enfants dans la cour..."

Casting des ados

Christian Faure raconte comment s'est déroulé le recrutement des adolescents : "Leur parcours personnel fait beaucoup pour la réussite du film : Emile Berling, par exemple, dont c'est le premier film - et qui a été recruté par casting - tenait énormément à le faire. Par le métier de son père, il est très conscient des gens qui sur-jouent, il a une véritable intelligence et un bel instinct du jeu. Quant à Guillaume Gouix, il a un parcours atypique : c'est un comédien acrobate, qui fait beaucoup de scène, et qui a une présence physique très forte, un vrai côté Charles Vanel. Jonathan Reyes, de son côté, est assez proche du personnage du Rat, de même que Fil de Fer, qui sait ce que sont les problèmes de famille. Aucun d'eux n'est dans un système de vedettariat, ils savent que cela n'est pas acquis, qu'il faut bosser et qu'il y a du monde autour d'eux. Quant aux 80 figurants qui sont là en permanence, nous les avons recrutés sur place : ce sont majoritairement des gamins entre 16 et 21 ans, dont beaucoup sont au chômage, ou au RMI. Ils étaient très disponibles, et surtout très investis : même celui qui se trouve 10 mètres en arrière, et filmé de trois quart dos, joue comme s'il était au premier plan ! Cela se sent dans le film, cela donne beaucoup de vérité."

La représentation de la violence

Christian Faure a porté un soin particulier à la représentation de la violence dans le film. "Je ne voulais surtout pas d'une violence chorégraphiée, confie-t-il. En revanche, il était très important pour moi que quand les gamins se prennent des coups, il y a ait du sang et des marques. Trop souvent dans les films, les coups sont banalisés comme dans un jeu vidéo. Quant à la scène de fin, la plus violente, je voulais qu'elle soit surprenante et choquante pour le spectateur, justement pour qu'elle ne soit pas banalisée : je voulais qu'on ait mal comme le gamin qui reçoit le coup. J'avais déjà rencontré ce problème sur "Un amour à taire" avec une scène impliquant un homme brûlé vif dans un camp : il était important pour moi de ne pas faire l'impasse. A ne pas montrer, on prend le risque d'édulcorer, mais à trop montrer, on peut provoquer le rejet."

Elie Semoun et Kristin Scott Thomas pressentis au casting
Elie Semoun et Kristin Scott Thomas avaient été pressentis pour figurer au casting de ce film.

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18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 13:05
Le cinéma EDEN de Saint Jean d'Angély s'associe à la mobilisation des cinémas du 22 février, au moment de la cérémonie des César.
 
« Nous qui créons, fabriquons, produisons, diffusons, accompagnons des films partout en France, qui amenons le cinéma dans les villages, les quartiers, les écoles, dans des salles et aussi dans la rue, dans les hôpitaux ou dans les prisons, qui organisons des festivals, des ateliers, des rencontres entre les professionnels et le grand public, nous qui soutenons un cinéma de qualité, d’indépendance et de création, dans le cadre d’une politique nationale concertée et durable fondée sur l’intérêt général, dans le cadre de la reconnaissance par l’OMC du principe de l’exception culturelle et pour la diversité culturelle soutenue par l’UNESCO, appelons solennellement l’État à réaffirmer la place du cinéma et de l’audiovisuel dans le champ de l’art et de la culture. »
 
La séance de NO COUNTRY FOR OLD MEN prévue à 20h45 est avancée à 19h
Cinéma EDEN, 6 avenue Pasteur, 17400 Saint-Jean d’Angély
 
Ci-joint le texte complet de l'appel.
 
 
Appel du collectif national
de l’action culturelle cinématographique et audiovisuelle
à une mobilisation nationale des professionnels
vendredi 22 février à 21h, au moment de la cérémonie des César
 
Afin d’alerter à la fois les pouvoirs publics, les élus locaux, la presse, le public et l’ensemble de la profession du cinéma et de l’audiovisuel sur la nécessité de préserver les aides à l’action culturelle cinématographique et audiovisuelle tout en défendant les principes d’une politique volontariste pour le cinéma fondée sur l’exception culturelle et l’aménagement du territoire, nous appelons :
à suspendre symboliquement la séance de 21h00
(pour les cinémas qui ne jouent qu’une seule séance le soir, nous leur proposons d’avancer la séance vers 19h00 ; pour les autres cinémas, il est proposé de compenser la suppres­sion de cette séance par la programmation d’une séance supplémentaire cette même semaine).
et/ou, à organiser des débats, intervenir en première partie de séances, diffuser une information le soir des Cé­sar et les autres jours... 
chaque responsable de structure liée à la diffusion et à l’action culturelles :
• à suspendre toute réponse téléphonique et électroni­que la journée du 22 février 2008, en en indiquant la rai­son sur le message du répondeur et par retour automatique de courriel ;
• à organiser des débats, intervenir en première partie de vos séances, colloques, séminaires, réunions pour in­former vos partenaires et vos publics ;
• à organiser des rassemblements publics dans leur vil­le, notamment le soir des César.
chaque artiste et technicien nominé et primé aux César :
• à se joindre publiquement à cet appel, et à demander que soit maintenue dans toute sa diversité et sur l’ensem­ble du territoire, une politique concertée et durable d’ac­tion culturelle cinématographique et audiovisuelle ;
• à écrire un textede quelques lignes pour relater une ex­périence d’action culturelle cinématographique, à paraître sur le site.
 
Nous qui créons, fabriquons, produisons, diffusons, accompagnons des films par­tout en France, qui amenons le cinéma dans les villages, les quartiers, les écoles, dans des salles et aussi dans la rue, dans les hôpitaux ou dans les prisons, qui organisons des festivals, des ateliers, des rencontres entre les professionnels et le grand public,
Nous qui soutenons un cinéma de qualité, d’indépendance et de création, dans le cadre d’une politique nationale concertée et durable fondée sur l’intérêt général, dans le cadre de la reconnaissance par l’OMC du principe de l’exception culturelle et pour la diversité culturelle soutenue par l’UNESCO, appelons solennellement l’État à réaffirmer la place du cinéma et de l’audiovisuel dans le champ de l’art et de la culture.
 
Les faits et les principes
 
Mobilisation des professionnels du cinéma et de l’audiovisuel face au désengagement brutal de l’Etat concernant l’action et la diffusion culturelles. Toute forme de désengagement a des consé­quences sur les politiques locales.
Vendredi 11 janvier 2008, au cinéma Saint-André-des-Arts à Paris, près de 300 structures professionnelles, associations, réalisateurs, acteurs enseignants... étaient mobilisées pour demander aux pouvoirs publics le main­tien des crédits des DRAC destinés à l’action culturelle cinématographique (associations régionales de salles de cinéma, dispositifs d’éducation au cinéma, aide au court-métrage, aux festivals...). Mme Christine Albanel, ministre de la Culture, a assuré ces structures du maintien de l’enveloppe de 5 millions d’euros correspondant aux crédits “cinéma” déconcentrés en DRAC. Mais l’ensemble des actions suscitées est finan­cé également par d’autres lignes administratives (trans­mission des savoirs, pratique artistique, patrimoine...) qui sont soumises à de fortes baisses annoncées. L’arbi­trage dans chacune des DRAC est actuellement en cours.
 
Attaques juridiques, médiatiques et pressions commerciales contre les cinémas indépen­dants Art et Essai.
Depuis quelques mois, plusieurs opérateurs de l’exploi­tation mènent une campagne juridique et médiatique à l’encontre de projets de cinéma à dominante culturelle portée par des cinémas municipaux (comme le Méliès à Montreuil) ou privés (comme le Comédia à Lyon). Le motif de ces attaques est celui de la concurrence déloyale. Ce discours discriminatoire à l’encontre d’une grande partie de l’exploitation est aujourd’hui abondam­ment relayée par la presse professionnelle ainsi que par la Fédération nationale des cinémas français. On soulignera la quasi-absence de prise de position publi­que des élus locaux et nationaux (à l’exception du maire de Montreuil et de l’adjoint à la culture de la Ville de Paris). Qu’il y ait des problèmes de rentabilité et d’amor­tissement dans l’exploitation est une chose. Que dans un contexte de transformation des loisirs (internet, té­léphone portable...) et de vieillissement des publics, on veuille désigner les plus fragiles comme boucs émissaires en est une autre.
 
Un cinéma à deux vitesses ?
Des pressions de plus en plus fortes sont exercées sur les distributeurs de films indépendants pour priver les ex­ploitants situés en périphérie ou bien dans les zones ru­rales de l’accès rapide aux films porteurs art et essai. Se­lon le médiateur du cinéma (rapport 2007) : « le risque d’un cinéma à plusieurs vitesses est devenu une réalité,une réalité qui pourrait si l’on y prenait garde,remettre en cause la tradition de diversité et le principe de solidarité qui fondent notre vie culturelle ».Constitution d’une commission chargée d’étudier les rè­gles de la concurrence dans l’exploitation : en septembre dernier, la ministre de la Culture a créé la commission Leclerc-Perrot chargée d’étudier les règles de concurrence dans l’exploitation cinématographique. Nous attendons ses conclusions.
 
Numérique : une mutation risquant de péna­liser la petite exploitation.
La mise en place de la diffusion numérique est imminente. Certaines modèles économiques proposés pénalisent la petite exploitation. Dans ce contexte de mutation, la solidarité entre tous les acteurs est indispensable. 

Considéré comme un exemple par nos voisins européens, le modèle du cinéma français risque d’être remis en cause par un désengagement de l’Etat et par les tenants de la libre concurrence.
 
Avec une production annuelle de 200 films, un parc de cinémas de plus de 2 000 établissements répartis sur tout le territoire, et une fréquentation annuelle supérieure à 170 millions d’entrées, le cinéma français est perçu, à juste titre, comme un modèle par nos voisins européens. Ce modèle repose sur quatre principes essentiels. Le principe de l’exception culturelle qui légitime l’in­tervention des pouvoirs publics à tous les niveaux de la chaîne du cinéma, de la production à la diffusion. Le principe de la solidarité entre tous les acteurs du sec­teur, à travers le système du fond de soutien à l’industrie cinématographique. Le principe de la défense du cinéma comme outil cultu­rel d’aménagement du territoire et de cohésion sociale, illustrée notamment par l’action de l’Agence pour le dé­veloppement régional du cinéma (l’ADRC) et qui légitime l’action des collectivités territoriales. Enfin le principe de l’éducation au cinéma, de la recher­che de nouveaux talents, qui légitime l’action culturelle de terrain et permet de former le goût des spectateurs. Aujourd’hui, on remet en cause l’accès aux films de cer­tains cinémas aidés. A quand la suppression, au nom d’une concurrence « loyale », des aides sélectives aux distributeurs ou même de l’avance sur recette ? En résumé, nous craignons qu’une politique volontariste qui défend l’intérêt général du public et des œuvres soit remplacée par une politique qui privilégie certains opéra­teurs et, de ce fait, certains territoires.

Extraits du Manifeste d'intérêt général pour une Education artistique durable et concertée - juillet 2006 
«Face aux assauts quotidiens de la marchandisation, nous voulons que nos enfants apprennent à distinguer une oeuvre d’un produit. Dans une société du divertissement et de la médiatisation, nous voulons que nos enfants aient toujours le choix des arts et de la culture. Dans une société fragmentée, nous voulons que la diver­sité des esthétiques et des pratiques soit une chance et une arme contre les déterminismes. Face à une vision réductrice et normalisatrice de la réussite scolaire, nous voulons que l’éducation de nos enfants réconcilie et valo­rise toutes les formes d’intelligence.» (FPEA – Forum permanent de l’éducation artistique)
 
Qu’est-ce que c’est, « Action culturelle ? »
Des cinéastes ont pris l’initiative d’évoquer leur expérience
voyez les autres textes sur www.cinema-diversite-culturelle.blogspot.com (menu « évocations »)
Terrain vague par Licia Eminenti, cinéaste signataire du communiqué du 07 décembre 2007 Cinéma et audiovisuel : vers le démantèlement de la diffusion et de l’action culturelle ?
Il y a deux ans, j’ai été invitée à Rome, pour présenter deux de mes courts métrages, à la Libreria del Cinema. Une petite librairie à Trastevere, qui se transforme en lieu de projec­tion, de débat, ou bien de rencontre devant un verre. Un endroit vivant et agréable, qui tient debout grâce à l’énergie du cinéaste qui l’a créé, Giuseppe Piccioni, et à celle de tous ceux qu’y travaillent. Une poche de résistance dans un pays où voir des films en dehors des circuits commerciaux devient de plus en plus difficile.
Après la projection, un enseignant présent dans le public, m’invite à présenter mes films dans le lycée où il enseigne. Je lui explique que je pars le surlendemain. Pas de problème, il peut organiser la projo pour le lendemain, il doit juste passer deux coups de fil à deux élèves. Il revient vers moi un quart d’heure après et c’est bon. J’accepte volontiers et je me retrouve le jour après, à onze heures, dans un lycée de la banlieue de Rome près d’Os­tie, devant une classe de Terminale plutôt hétéroclite. Après la projection, la discussion avance sans trop de peine, même si je sens de la part des élèves une sorte de fatigue, de faiblesse dans l’engagement de la parole.
Je demande s’ils voient souvent des films dans leur lycée. Un élève me répond que cela dépend surtout de la disponibilité du matériel, car le matériel n’appartient pas à l’école, ce sont les élèves qui amènent le lecteur DVD, le vidéo projecteur, et la couverture à fixer à la fenêtre pour un peu d’obscurité. La seule chose qui appartient à l’école, c’est le mur sur lequel l’image est projetée.
Je demande alors s’ils ont l’occasion de voir des films ailleurs, en dehors de l’école, qu’est-ce qu’il en est des salles dans le quartier, s’il y a des associations qui s’occupent de mener des actions culturelles. Ils me demandent de leur expliquer qu’est-ce que ça veut dire « l’action culturelle ». J’explique les différents champs d’action possibles, les cinémas de quartiers, les Festivals, les classes d’école au cinéma, le cinéma dans les prisons, dans les banlieues... Ils écarquillent les yeux, un étudiant s’exclame : « Mais c’est l’Amérique chez vous ! » Le professeur rectifie : « Non, c’est la France ».
Ici, me dit une fille, il y avait deux cinéma de quartier, un a fermé parce qu’ils n’avaient plus d’argent, l’autre parce que le gouvernement l’a racheté pour y mettre le jeu Bingo et montrer le foot le dimanche, ils disaient que c’était plus rentable, mais en fait ça n’a pas marché non plus, alors ils l’ont fermé. Dans le quartier il n’y a plus de salles de cinéma.
Moi, dit un autre, je vais au ciné-club chez l’oncle d’un copain, il est cinéphile alors il organise des soirées cinéma. On a vu plein de films qu’on ne voit nulle part et on se re­trouve au moins à 6 ou 7 chaque fois.
Un autre, celui qui a le vidéo projecteur, me dit qu’en été ils mettent un grand drap suspendu au mur de la cour de leur maison et font des soirées cinéma où viennent les voisins. C’est super.
J’ai envie en même temps de sourire et de pleurer.
Et les autres élèves ? Silence. Des épaules qui se haussent. Des regards qui se renvoient les uns aux autres. Les autres, ben... rien.
Je reste muette, troublée. Les autres, ça fait 25 élèves sur 27.
Quelqu’un m’interpelle : « Madame, chez nous l’action culturelle s’appelle terrain vague. Vous voyez, ça pousse peu dans un terrain vague...un bout par ci et un bout par là, et c’est la démerde ».
Terrain vague. C’est quoi déjà un terrain vague. Je pense qu’il y en a un tout près d’ici où il y a trente ans on a retrouvé le corps assassiné de Pasolini. Un frisson me traverse le dos du bas en haut, je ressens toute la solitude, la misère humaine, le froid.
Je pense résistance, cohésion, ouverture, courage, transmission.
Je pense, restons groupés.
Divisés, on peut devenir vite des brindilles dans un terrain vague, où la vie, même si elle y pousse, spontanée et sauvage, est trop fragile pour tenir, trop seule, trop abandon­née...
 
 

 

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15 février 2008 5 15 /02 /février /2008 00:20

Les spectateurs en réunion
 
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L’association "Les Spectateurs de l’Eden" convie ses adhérents et toute personne intéressée à une réunion d’information mardi 26 février à 20 h 30, salle du Cinéma Eden, boulevard Pasteur à Saint Jean d’Angély.
A l’ordre du jour : compte-rendu des réunions du CA ; bilan et perspectives de l’activité cinéma ; appel à constitution de commissions concernant la communication et les relations publiques, les animations, les relations avec les jeunes, la constitution d’un réseau relais cantonal, la programmation, etc.
Cette réunion d’information est également ouverte aux non-adhérents. Un rappel : la cotisation annuelle est dix euros.

Contact : Laurence Rodier, présidente, au 05 46 26 13 05 ou 06 19 14 63 25

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