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  • : Bernard Maingot
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  • : Correspondant de presse. Curieux et passionné, j'aime la photographie, l'écriture et la transmission aux autres de tout ce qui m'attire. "On se lasse de tout, excepté d'apprendre" (Virgile).

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Vu dans la rue

Jeudi 17 septembre 2009 4 17 09 2009 21:14

Jeudi 17 septembre 2009

PELERINAGES

Chemin faisant… vers Saint-Jacques-de-Compostelle

Il s’appelle Jean Hoeke et habite Paimpol. Chaque année, il effectue un bout du chemin  qui mène à Saint-Jacques-de-Compostelle. Parti de Nantes le 7 septembre il rejoindra Bordeaux vers le 25 septembre. Je l’ai rencontré à Torxé, mercredi 17 septembre.

    

Mercredi 17 septembre 2009, vers 15 h, à Torxé, près de Saint-Jean-d’Angély. Jean Hoeke, bâtons (de ski) en mains, marche en sortie du village, traversant les cinq ponts en direction de Port-Laroche. Il se dirige vers Saint-Jean-d’Angély, où il fera halte ce soir (au Centre de culture Européenne, par l’entrée réservée aux pèlerins).

« J’arrive de Surgères et je vais à Bordeaux. Je suis de Paimpol, mais comme l’an dernier j’ai déjà fait une portion du chemin vers Saint-Jacques en partant de chez moi, je suis parti cette année de Nantes. C’était le 7 septembre. Je dois maintenant trouver un sentier herbeux dans quelques centaines de mètres sur ma gauche afin de rejoindre Saint-Jean-d’Angély. »

Effectivement, il doit exister un autre chemin plus logique pour un pèlerin que de continuer jusqu’au stop de la route Saint-Jean/Les Nouillers (D739E) et puis de tourner à gauche pour rejoindre Saint-Jean. Cette départementale ne peut appartenir à l’itinéraire vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Mais en fait de sentier herbeux, je vois sur la gauche plusieurs routes et chemins dont certains doivent mener dans les marais… Son guide – qu’il a en mains lorsque je le rencontre - ne précise pas le moment de tourner à gauche et les balises du chemin de Saint-Jacques ne sont pas nombreuses par ici. Je pense donc qu’il pourrait s’agir de la D718 qui mène à Ternant, aux Granges puis à Saint-Jean, mais en fait de sentier herbeux, j’ai des doutes, car on y passe en voiture…

« Cette année, je fais la portion de chemin Nantes-Bordeaux. L’année prochaine, au printemps ou en septembre, je ferai la portion de voie qui va de Bordeaux à Saint-Jean-Pied-de-Port. Ce sera la voie de Tours (Via Turonensis). »

Et puis l’année suivante, Jean Hoeke attaquera l’Espagne : sans doute par le Camino francès (puisqu'il partira de Saint-Jean-Pied-de-Port), le plus fréquenté et le plus célèbre des chemins de Saint-Jacques en Europe, car les voies historiques de Tours, de Vézelay et du Puy-en-Velay s’unissent avant Saint-Jean-Pied-de-Port pour franchir les Pyrénées et rallier Puente la Reina, là où les chemins de Roncevaux et d’Arles se rencontrent pour n’en faire qu’un jusqu’à Santiago. Chaque année 70 000 pèlerins empruntent ce Camino francés à pied, à bicyclette ou à cheval, quelles que soient leurs motivations – religieuses, spirituelles ou culturelles – sur près de 800 km et en cheminant parfois à plus de 1 300 m d’altitude....

Pour l’instant, à Torxé, Jean me demande de le prendre en photo avec son appareil numérique, car il veut faire un CD en rentrant. Un journaliste du quotidien de sa région (oui c’est Ouest France) fera un papier à son retour et pourra extraire les meilleures photos.

Evidemment, avant de le quitter en le remerciant de son sympathique échange, je me procure son téléphone et son adresse e-mail : je pourrais lui envoyer les photos que j’ai prises et le lien vers l’article du blog, en espérant n’avoir rien oublié d’important à dire…

  

Par Bernard Maingot - Publié dans : Vu dans la rue - Communauté : Correspondants de presse 17
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Mercredi 1 juillet 2009 3 01 07 2009 17:39

VU DANS LA RUE

C’est - encore - pas d’chance !

Vendredi 26 juin à 14 h 40 avait lieu l’inauguration des sculptures du rond-point faubourg d’Aunis/rue Anatole Contré (le 1er rond-point en venant de Moulinveau, situé près de la Mapa).

 

Presqu'aussitôt l'inauguration, un automobiliste - qui roulait probablement un peu vite en arrivant du faubourg d’Aunis – a percuté la-dite sculpture qui s’est donc retrouvée à terre. Avec bruit de tôles froissées…

Je suppose que la Fondation Robert et la ville de Saint-Jean-d’Angély sont peu satisfaites de voir  le résultat.

Heureusement, on n’a pas déménagé les timbres situés en ville pour les installer sur les ronds-points : les autos ne repartiraient pas aussi facilement.
Heureusement aussi (de deux maux, il faut savoir choisir le moindre) que l'automobiliste n'a pas réalisé son "exploit" au rond-point situé plus haut, vers la rue Georges-Texier, là où sont installés des vestiges classés MH (Monuments Historiques).

Par Bernard Maingot - Publié dans : Vu dans la rue - Communauté : Correspondants de presse 17
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Mardi 30 juin 2009 2 30 06 2009 03:32

VU DANS LA RUE

C’est pas d’chance !
Un vélo à classer "hors cadre"

Vu devant la salle Aliénor-d’Aquitaine, lundi 29 juin à 20 h 55. Un cycliste a cassé la fourche de son vélo. Sa dame se demande s’ils vont pouvoir rentrer chez eux…

Le cycliste en rit lui-même, mais je crois bien que son vélo est "hors cadre !"

« Nous voilà bien ! », dit l’épouse, les poings sur les hanches. « Il faut rentrer et son vélo est cassé ! »

 

Par Bernard Maingot - Publié dans : Vu dans la rue - Communauté : Correspondants de presse 17
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Lundi 1 juin 2009 1 01 06 2009 23:56

VU DANS LA RUE

La brouette qui ne chavire pas !

Aux utilisateurs de brouettes et autres objets difficilement maniables :

Vous ne vous en lassez pas, vous, des brouettes modernes – qu’elles soient de jardin ou autres brouettes de particuliers - dans lesquelles on ne peut rien mettre, qui chavirent, qui rouillent en cinq  ans, qui se déforment quand on les charge de bois ou de pierres, et qui n’arrivent pas à la cheville des brouettes de nos grands-pères ?

D’accord, on est là pour consommer, mais j’appelle ça des brouettes de ville : en ce qui concerne leur ergonomie et leur esthétique, on retrouve la même similitude ou les mêmes défauts qu’entre les nouveaux scooters et les anciens Vespa ou Lambretta des années 60 : on a maintenant les bras pliés (« coudes au corps » disaient les instructeurs militaires aux appelés) et les genoux dans le guidon.

A croire que les ingénieurs, designers, dessinateurs et autres grosses têtes de bureaux d’études ne s’occupent pas plus du centre de gravité que de l’esthétique de la position quand on est juché dessus, pourvu que ça se vende pas trop cher chez Bricodécomag : rappelez-vous le mini-vélo des années 70 - un remède contre l’amour… de la bicyclette - qui vous coupait les jambes au bout de 100 m dès que la pente dépassait 3 % !

Et maintenant on a des brouettes qui chavirent au moindre faux-pas !

Enfin pas toutes, comme celle de la photo que j’ai reçue hier (comme c’était un jour férié, la brouette est au repos sur la photo).

C’est donc à Bignay, au hameau de la Groie, que cette brouette toute neuve, un modèle unique du genre inchavirable, va passer le reste de ses jours. Les roues proviennent d’un scooter et le bois du reste d’un parquet. Les créateurs de ce modèle unique s’y sont mis à deux : un pour la partie métallique, un pour la partie bois.
Simple comme bonjour et efficace comme tout ! Deux roues et deux pieds : c’est super cadré pour un polygone de sustentation (polygone obtenu en joignant les points d’appui d’un corps posé sur une surface) qui ne peut dire que merci aux inventeurs concernant la stabilité du prototype (d’une manière générale, pour ne pas tomber ou chavirer en quelconque circonstance, il faut que votre centre de gravité passe toujours dans ce fameux polygone de sustentation, dixit mon prof de physique de 2nde. Dès que la ligne centre de gravité/centre de la terre passe en dehors de ce polygone, c’est la renverse et la chute). Comme le dit la chanson : « Il est tombé par terre, c’est la faute à Voltaire, le nez dans le ruisseau, c’est la faute à Rousseau. »

Pour continuer sur la brouette, connaissiez-vous cette coutume qui consistait, quand la cadette d’une famille se mariait avant l’aînée, à rouler cette dernière en brouette le jour du mariage ? Cela ne se pratique plus, mais, comme le dit Ginette, l’expéditrice de la photo : « étant enfant je l’ai vu faire. Et je n’aurais pas aimé  être à la place de celle qui se faisait "brouetter" »
Moi non plus d'ailleurs. On se fait assez mener en bateau pour vouloir goûter à la brouette.

Alors j’ai cherché sur le Web et j’ai trouvé un article du CERDO (Centre d’Etudes, de Recherche et de Documentation sur l’Oralité - Maison des Cultures de Pays - 1, rue de la Vau Saint-Jacques - B.P. 03 - 79201 Parthenay Cedex - Tel : 05 49 94 90 70 - Fax : 05 49 94 90 71) dont je vous reproduis le texte :

« Si un cadet se marie avant son aîné, l'ordre du temps et du patrimoine à partager est dérangé. On rappelle donc à l'ordre l'aîné en le "charriant" en charrette, autrefois, ou en brouette aujourd'hui. Cette promenade dérisoire amuse l'assemblée mais cache un message simple : il faut penser à se marier ! »

Pour voir la photo de promenade en brouette de la sœur et du frère aînés non mariés (région niortaise, vers 1990 - cl. et coll. Daniel Carolle), cliquer sur

http://195.101.116.236/pedagodoc/photo/mnl9.htm
Par Bernard Maingot - Publié dans : Vu dans la rue - Communauté : Correspondants de presse 17
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Jeudi 23 avril 2009 4 23 04 2009 01:36

Jeudi 23 avril 2009

VU DANS LA RUE

Le Chemin des amoureux est dans l’impasse

On a vu dans l’Histoire que les amours étaient parfois sans issue. Ou bien que l’issue pouvait être fatale aux amoureux et donc à leurs amours.

Ce qui est également fatal aux amoureux, à l’unique rond-point situé à la sortie de Tonnay-Boutonne, direction Rochefort, c’est que le Chemin des amoureux est en réalité une voie sans issue : les amoureux à la recherche d’une voie idéale sont en fait dans l’impasse, ce qui ne règle pas les désaccords qui surgissent parfois sur la route des amours sinueuses ou mal balisées. L’impasse représente une situation inextricable dont les protagonistes ne peuvent plus se sortir.

De là à assimiler le trait blanc vertical du panneau à une union sans problème dans la continuité d’une ascension toute tracée et le rectangle rouge à une désunion brutale et à l’arrêt de transports (de joie) sans retour arrière possible, ne confondons pas panneau de circulation et amours stoppées net.

Pourtant, la représentation schématique sur fond carré (tout ne tourne pas rond) arriverait presque à illustrer les deux thèmes : un seul point d’entrée, nécessité de faire demi-tour ou marche arrière pour pouvoir s’en sortir. Difficile en amour…

Mais voir une impasse baptisée Chemin des amoureux, j’en tombe quand même sur le cul-de-sac. Ce qui fait moins mal que tomber dans le panneau.

(Remerciements à Ginette Large pour la photo envoyée. Le texte est naturellement une pure invention sur le devenir des amours mal guidées)

 

Par Bernard Maingot - Publié dans : Vu dans la rue - Communauté : Correspondants de presse 17
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Mercredi 8 avril 2009 3 08 04 2009 16:29

Après la Dyane, l’Acadiane !

 

Si vous trouvez le propriétaire (je vous aide, il exerce tout près, rue de la Grosse-Horloge),

vous saurez pourquoi l’arrière est rehaussé !

Par Bernard Maingot - Publié dans : Vu dans la rue - Communauté : Correspondants de presse 17
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Mercredi 18 mars 2009 3 18 03 2009 15:17

Vu dans la rue

Avoir accès au téléphone rouge

 

Samedi matin 14 mars 2009,  devant le restaurant "Le Petit Bouchon", place du marché à Saint-Jean-d’Angély.
Il fait déjà beau et chaud (des Français, probablement mal intentionnés, disent qu’en Belgique, il existe une contrepèterie avec « il fait déjà chaud et beau »).

Je n’ai pu résister bien longtemps à l'envie de dégainer l’appareil photo pour un cliché impromptu à faire d’une dame en train de téléphoner sur un portable très spécial dont vous avez entendu parler : le "téléphone rouge".

Je n’avais jamais vu ce fameux "téléphone rouge" évoqué pendant la période de la "guerre froide" (1947-1991). Le téléphone rouge était là, sous mes yeux !  Le téléphone rouge à Saint-Jean-d’Angély ! L'arme fatale pour communiquer avec un étranger sans connaître sa langue, mise à la portée de chacun, issue d'une technologie à la croisée des chemins de la course aux armements et de la conquête de l’espace.

Imaginez ma surprise, d’autant que ce samedi-là il faisait très chaud en Saintonge et que le téléphone rouge illustrant les épisodes de la guerre froide n'est plus qu’un souvenir de la difficile communication entre deux superpuissances. Vive la vulgarisation et vive la technologie !

Une chose reste toutefois déconcertante et interpelle encore : pourquoi les industriels  fabriquent-ils toujours de si petits appareils difficiles à tenir en main, quand le combiné à l’oreille reste aussi volumineux et "confortable" ? C’est contradictoire, et ce, « toutes proportions gardées », comme aimait à le répéter un ancien professeur de dessin aujourd’hui en retraite.

Un bon point cependant pour sa couleur rouge vif (on parle du téléphone, pas du prof), en parfaite harmonie avec celle du véhicule rouge stationné en face et celle du cadre rouge (les cadres noirs sont à Saumur) du menu affiché devant le restaurant "Le Petit Bouchon".

Un bon point aussi pour l’opératrice qui, manifestement très occupée, n’a pas vu rouge ou fait de difficulté pour une photo (en couleur, c'est mieux pour montrer le rouge).

Par Bernard Maingot - Publié dans : Vu dans la rue - Communauté : Correspondants de presse 17
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Vendredi 5 décembre 2008 5 05 12 2008 19:48

PRECARITE

"Patron un jour, Sdf le lendemain..."

Patrick et Vasco couchent provisoirement dans un centre d’hébergement. (Photo A. Boigeol)

 

La rue, il ne l'avait jamais connue. Pourtant, depuis le 31 Octobre, Patrick Boucheton* n'a plus ni travail ni logement. A 52 ans, son univers se réduit désormais à sa camionnette, quelques affaires de survie et Vasco, un magnifique chien Terre-Neuve de quatre ans comme unique compagnon d'infortune.

Infortune, voilà bien le mot inattendu, car rien dans le parcours de vie de cet homme ne le prédestinait à perdre pied : « Né dans le Val d'Oise, mes parents d'origine modeste m'ont donné le goût du travail bien fait ».


Les aléas de la vie

Bac microtechnique en poche, le jeune Patrick ne tarde pas à s'élever socialement. Il est d’abord commercial en assurances, vendeur puis directeur des ventes d'une célèbre marque de photocopieur. A 32 ans, il monte sa société de service informatique et emploie alors jusqu'à 22 salariés. « La bureautique s'est vite modernisée : une concurrence sans pitié des leaders du marché et des photocopieurs couleurs que l'on ne répare plus mais que l'on remplace m'ont incité à vendre l'entreprise », confie-t-il. C'était en 1992, à l’époque de la guerre en Irak.

 

Mais notre homme a d'autres cordes à son arc. Habile de ses mains, il réinvestit son capital, achète du matériel pour devenir artisan-ébéniste. Son ordinateur portable témoigne de ses restaurations de qualité et de son ingéniosité à donner un côté pratique et contemporain au mobilier en bois : « Je concevais des meubles sur mesure pour des boutiques ou pour des particuliers ». Il débute en montant son atelier dans la cave de son pavillon. Un divorce coûteux en 2000, puis une nouvelle concubine dont il tombe éperdument amoureux, vont ruiner son moral autant que ses finances. « J'avais  besoin de changer d'horizon. Ma sœur, qui habite Néré, m'a signalée un grand local à louer sur Saint-Jean ». Là, il peut installer tout son matériel et l'enseigne "Art et Bois" (ébénisterie d'art et de création) voit le jour en 2007. « Malheureusement une grave entaille au doigt et un gros client qui oublie ses engagements m’ont empêché de poursuivre mon rêve ». Faute de revenu suffisant, il quitte la maison louée avec le commerce, sans attendre l'expulsion, car il a déjà un peu entraîné dans sa déroute sa sœur, qui s'était portée caution... Le voici dans sa camionnette avec un RMI fixée à 320 euros**, compte tenu de ses ex-revenus d'artisan. Le froid venant, il se résout à pousser la porte d'Aide et Soutien (lire ci-après).


La tête hors de l'eau

Mais l'homme n'est pas du genre à s'apitoyer sur son sort, il vous remonterait presque le moral ! En discutant avec d'autres sans domicile fixe, dont certains prennent le parti de fuir toute socialisation, il a compris que certaines douleurs sont plus vives que la sienne. : « A plusieurs reprises dans ma vie, j'ai réussi à mettre la tête hors de l'eau : la race "Terre-neuve" de mon chien "Vasco" est spécialisée dans le sauvetage en mer », explique-t-il en souriant. Un spécimen aurait d'ailleurs sauvé Napoléon de la noyade lors de son départ sur l'île d'Elbe. Patrick, lui, ne demande pas un empire : « Je trépigne de pouvoir retravailler de mes mains et veux que ma fille de 16 ans, restée avec sa mère, soit fière de moi ». Un logement sommaire, un bout de jardin pour son chien et des services rendus en échange d'un toit serait un bon début. Pour la première fois de leur vie, Patrick et Vasco voudraient bien qu'on leur lance une bouée de secours.


Alban Boigeol

*Patrick Boucheton : 06 20 75 78 19

** NDLR : Par décret du 16 Janvier 2008, le montant du RMI au 1er Janvier 2008 pour une personne seule est fixée, au 1er Janvier 2008, à 447,91 € (au lieu de 440,86 € en 2007). En Poitou-Charentes, les bénéficiaires du RMI étaient 29174 en 2006. La moitié d’entre eux se situe en Charente-Maritime.


Aide et Soutien

Aide et Soutien est une association créée en 1992 à l'initiative du Centre Socioculturel avec le concours de la municipalité. Les locaux sont mis à disposition par la Ville et une subvention de 400 euros est accordée annuellement. Maguy Deschamps la présidente, explique le fonctionnement du lieu, situé au Faubourg Taillebourg : « Nous pouvons offrir au maximum six places d'hébergement, soit deux chambres de deux lits plus des canapés transformables en cas de grand froid ». Les accueils se font tous les soirs à 18 h mais les hébergés ne peuvent pas rester dans les locaux durant la journée (soit de 9 h environ à 18 h). Des tickets d'alimentation fournis par la DDASS, d'un montant de quatre euros, peuvent être délivrés. Particularité de cette structure d'accueil : les chiens peuvent dormir au chaud avec leur maître. Les statuts de l'association ne permettent pas un accueil permanent : au bout de trois nuits consécutives, les SDF doivent trouver une autre solution d'hébergement.  
L'association permet aussi aux personnes qui ne dorment pas sur place de laver leur linge : les mardi et jeudi de 14 à 18 h, pour la somme symbolique de un euro, des machines à laver sont en libre-service. « L'association a monté un dossier de subvention et la Fondation Caisse d'Epargne nous a accordé un don de 6000 euros qui a permis d'acheter des machines à laver et à sécher professionnelles. Mais nous cherchons des personnes pour renforcer notre équipe de bénévoles auprès des SDF. N'hésitez pas à nous contacter ! »  déclare la présidente.

 

Aide et Soutien 37, Impasse des Essanges - 17400 Saint-Jean d'Angély. Contact Maguy Deschamps Tél. : 05 46 32 16 70

Un autre article
Lire ce que j'avais publié le 4 février 2008 sur Patrick Boucheton ébéniste à Saint-Jean

 

Par Bernard Maingot - Publié dans : Vu dans la rue - Communauté : Correspondants de presse 17
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Jeudi 23 octobre 2008 4 23 10 2008 23:02

CIRCULATION

A la Raymond Devos

 

 

» Bernard Maingot

 

Jeudi 16 octobre, je circulais à Surgères en voiture, empruntant ce qu’on appelait autrefois le "chemin noir" (à cause sans doute des nombreux arbres que je n’ai pas connus et qui ont dû finir en bois de chauffage) et qui était aussi le "chemin des amoureux" certainement plus propice aux effusions à cause d’une certaine sombreur (l’amour doit être plus lumineux dans un chemin sombre). Aujourd’hui, le chemin s’appelle rue de la Grève, qui est en double sens au départ de l’avenue Saint-Pierre.

Mais Ô surprise - et là je pense tout de suite à Raymond Devos avec son histoire de sens giratoire cerné de sens interdits – je suis moi aussi cerné au bout de 300 mètres de sens interdits. Plus question de remonter à gauche la rue de la Chapelle ou de continuer le chemin pour aboutir à la rocade ouest. Il me faut faire demi-tour comme je le peux et ce, sans avoir été prévenu en amont ! Je n’en crois pas mes yeux : quatre pancartes sens interdits face à moi et je n’ai encore pas compris pourquoi ! Je suis obligé de descendre de voiture pour fixer l’instant magique sur la pellicule (maintenant on dit sur le numérique) et de mettre en biais pour tout avoir sur le cliché. Peut-être l’explication viendra-t-elle dans un commentaire ? (photo B. M.)

Par Bernard Maingot - Publié dans : Vu dans la rue - Communauté : Correspondants de presse 17
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Vendredi 10 octobre 2008 5 10 10 2008 00:10

Espaces verts

Des bananiers au rond-point

 

Mon ami Serge B. m’envoie cette photo, prise aujourd’hui 9 octobre au rond-point d’Intermarché (pardon pour la pub, mais au moins vous savez où c’est) : une plantation de bananiers est en cours sur le rond-point.

Blague à part, je croyais que les bananiers ça gelait !
Et même qu’ensuite, un bananier ça pourrit et c’est une horreur pour couper les tiges filandreuses et nettoyer l’endroit du jardin où on en a. Mais peut-être suis-je dans l’erreur ?

Serge me dit aussi que le réchauffement de la planète doit y être pour quelque chose…

 

 

Par Bernard Maingot - Publié dans : Vu dans la rue - Communauté : Correspondants de presse 17
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