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  • : Le blog de Bernard Maingot
  • Le blog de Bernard Maingot
  • : Articles et photos : Actualité sur le canton de Saint-Jean d'Angély (17400), Saintonge, Aunis, sujets divers.
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  • Bernard Maingot
  • Correspondant de presse. Curieux et passionné, j'aime la photographie, l'écriture et transmettre aux autres ce qui m'attire. "On se lasse de tout, excepté d'apprendre" (Virgile).
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Bernard Maingot

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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 11:08

Rédigé le dimanche 10 octobre 2010 – Billet 2123 » Photos Bernard Maingot

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SAINT-JEAN-D’ANGÉLY – LYCÉE BLAISE-PASCAL

La réalisatrice rencontre les lycéens

« éducation à l’image et sens critique »

SOLVEIG ANSPACH  La réalisatrice de films documentaires a rencontré les élèves du lycée Blaise-Pascal.

» Bernard MAINGOT.   

20101008 solveig anspach realisatrice lycee pro 5737-blLes élèves du lycée Blaise-Pascal ont rencontré Solveig Anspach et Serge Dufour (au premier rang en partie droite de la photo). PHOTO BERNARD MAINGOT

Vendredi 8 octobre, les élèves en classe de première et terminale Bac Pro Prévention et Sécurité (et quelques élèves préparant le CAP agent de sécurité) ont été confrontés avec le prolongement de leur futur métier à travers le cinéma.

La veille et le matin même, les lycéens avaient visionné « Que personne ne bouge », un documentaire de 58 minutes (1998), Grand Prix du Jury et du Public au Festival international du Film de Femmes de Créteil en 1999, qui a fait l’objet d’une master-class d’enseignants de La Rochelle, en partenariat avec le CDDP 17 et le CRDP Poitou-Charentes, dans le  prolongement de « Sunny Side of the Doc ».

A cet événement rochelais qui s'est déroulé en juin dernier, l’invitée d’honneur était Solveig Anspach, réalisatrice de films documentaires et de fictions, qui a réalisé « Que personne ne bouge ».

Elles avaient braqué des banques

Le film relate l’histoire du « gang des Amazones », cinq femmes ayant braqué des banques à main armée en 1989 dans le Vaucluse. Le montant des butins, qui ne dépassera par 330 000 francs, sert à faire bouillir la marmite, des butins sitôt dépensés au supermarché du coin. Elles sont arrêtées à leur huitième coup. Préventive pour toutes les cinq. Jugées aux Assises de Carpentras, quatre des accusées ressortent libres du tribunal, la cinquième purge un an. Ce film est leur portrait et celui d'une ville qui n'a pas condamné leur passage à l'acte. Une rencontre forte et émouvante entre ces femmes braqueuses et des hommes de loi.

Comprendre la justice

Le vendredi, Solveig Anspach et Serge Dufour, directeur du CDDP17 ont rencontré les étudiants angériens qui se tournent vers la prévention, au lycée Blaise-Pascal. L’occasion a été propice à de nombreuses questions sur la Justice, sur la façon de la rendre, sur le jugement rendu par les Jurés, sur la réalisation du film et la façon de présenter le sujet par la réalisatrice, qui relate plus  l’état d’esprit des protagonistes que le détail des faits. « Les ados ont un grand sens de la justice. Ils ont besoin de comprendre, même s’il n’y a pas de jugement à porter sur la peine, du fait qu’il existe des jurés dont les délibérations sont à respecter », a commenté Solveig Anspach après sa rencontre avec les élèves.

Avoir un regard critique

Le film, prêté durant deux mois par le CDDP17, est également  vu par les élèves du lycée Dautet à La Rochelle et Merleau-Ponty à Rochefort.

« Nous avons mission d’accompagnement éducatif et sommes une ressource documentaire pour les enseignants », a expliqué Serge Dufour. « La partie éducation à l’image des programmes a permis aux élèves de rencontrer une réalisatrice et sa façon de voir. Ceci permet aux jeunes d’avoir un regard critique. Notre idée, c’est de proposer pour qu’ils découvrent ».  

20101008 solveig anspach realisatrice lycee pro 5741-HblLa réalisatrice Solveig Anspach revient de Nantes, où elle a dressé un portrait d’un camp de Roms pour Médecins du Monde. PHOTO BERNARD MAINGOT

D’autres films de Solveig Anspach

"Louise Michel" : l'histoire d’une révoltée, d’une communarde, déportée en Nouvelle-Calédonie.

"Back soon" : une comédie avec des personnages inattendus (déjantés ?), qui se passe en Islande (le pays d’origine de Solveig Anspach).

"Jane by the sea" : le partage entre la grossesse et le droit à l’avortement.

"Storm weather" : Cora, docteur en psychiatrie, s’écarte du cadre thérapeutique dans sa sa relation avec une inconnue venue d’Islande.

"Haut les cœurs" : Emma, enceinte, apprend qu’elle a  un cancer du sein...

"Made in the USA" raconte l’histoire d’Odell Barnes, exécuté à Hunstville (Texas) le 1er mars 2000, à l’âge de 31 ans. L’enquête qui a conduit à son arrestation, son procès et sa condamnation, a été bâclée. Le propos du film n’est pas de trancher sur l’innocence ou la culpabilité d’Odell Barnes, mais de montrer qu’il y a un doute sérieux, quant à sa culpabilité.

 

Plus d’infos sur le site de Solveig Anspach  

20101008 solveig anspach realisatrice lycee pro 5741-VSólveig Anspach est née en Islande, d’un père américain et d’une mère islandaise.

Après des études de philosophie et de psychologie clinique à Paris, elle intègre la Femis, section réalisation, première promotion, dont elle obtient le diplôme en 1989.

Sur son site, Solveig Anspach écrit :

« Ce site est une manière de laisser une trace et de pouvoir transmettre quelque chose de nos films une fois qu'ils ne sont plus à l'affiche ou ont quitté la boîte télévisuelle.

Quand je pense à ces différents tournages, ils sont tous extrêmement différents les uns des autres, visages et paysages, et c'est sans doute dû à mes origines. Autant de fils de couleurs différentes qui m'aident à tricoter une sorte de couverture pour me protéger du froid.

Mon père américain né à Berlin de mère roumaine et de père allemand, débarque finalement en Normandie, reste en France s'inscrit aux Beaux Arts où il rencontre ma mère islandaise, née à Vestmannaeyjar, qui elle y étudiait l'architecture... Ils se marient à New-York, puis c’est le  maccarthysme et le retour à Paris, avec sa rue Vavin, sa Coupole et son Select.

Je crois que mes films racontent quelque chose de tout ça, se sentir étranger et chercher en quoi l'autre est finalement proche aussi différent qu'il puisse être. »

Voir sa biographie 

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Published by Bernard Maingot - dans Cinéma Théâtre Spectacles
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