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  • Correspondant de presse. Curieux et passionné, j'aime la photographie, l'écriture et transmettre aux autres ce qui m'attire. "On se lasse de tout, excepté d'apprendre" (Virgile).
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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 23:46

Mardi 20 janvier 2010 – Article # 1469

SAINT-JEAN-D’ANGÉLY – COMMÉMORATION

Georges-Texier, résistant angérien

Le souvenir de Georges-Texier, professeur angérien abattu le 20 janvier 1944, a été commémoré mercredi dernier.  

20100120 commémoration-Georges-Texier 018Devant la plaque commémorative Georges-Texier : le sous-préfet Frédéric Brassac, Jacqueline et sa sœur Jeannine Texier, l’épouse de Georges-Texier, 97 ans, et le maire Paul-Henri Denieuil. (photo B. M.)  

20100120 commémoration-Georges-Texier 001-plaqueAu coin de la rue Pépin-d’Aquitaine et de la rue Michel-Texier, une plaque apposée au mur indique : « A la mémoire de Georges-Texier, professeur au collège, chef de groupement paramilitaire de l’OCM, tué par les Allemands le 20 janvier 1944 ».

Il était 18 heures ce jour-là, quand, à vingt mètres de sa maison, située au 47 de la rue Michel-Texier, Georges-Texier a été abattu par les Allemands. Ce jeune professeur appartenait à la Résistance.

Mercredi 20 janvier, Jeannine Texier, épouse de Georges-Texier, était présente devant la plaque commémorative, accompagnée des familles Texier et Brisson  (sa sœur Jacqueline, ses enfants Jean, Jacques, Michel et son épouse Josette) pour assister au dépôt de gerbes effectué par le sous-préfet Frédéric Brassac et le maire Paul-Henri Denieuil. Après la sonnerie aux morts, où les drapeaux des associations patriotiques se sont abaissés à la mémoire du disparu, et la Marseillaise, la cérémonie a été l’occasion de se retrouver entre angériens pour évoquer le souvenir d’une guerre ayant laissé bien des séquelles et des drames dans les familles. 

20100120 commémoration-Georges-Texier 030Devant la plaque commémorative Georges-Texier : Jeannine Texier, entourée de sa sœur Jacqueline (à sa droite), de ses enfants Michel, Jacques, Jean et son épouse Josette. (photo B. M.)

                  

Professeur et résistant

Georges-Texier 173Georges-Texier est né le 11 février 1907 à Argay (Vienne). Etudes secondaires à Barbezieux (Charente), bachelier en 1926, puis "Maths spé" au lycée de Poitiers. Nommé au collège de Saint-Jean-d’Angély, il prépare une licence et est nommé professeur en 1937.

C’est André Brisson, imprimeur angérien, qui a présenté Georges-Texier au général Bruncher, responsable de la Résistance au plan départemental. Georges-Texier est nommé chef de la Résistance pour l’arrondissement de Saint-Jean-d’Angély qu’il organise en formant des groupes de résistance, avec un chef par canton. Dès le mois de juin 1943, il créé un des premiers maquis dans la forêt d’Aulnay. Il apprend que de nombreuses arrestations ont lieu du 15 au 20 septembre 1943 dans la zone de La Rochelle. Convoqué à la Kommandantur de Saintes, il est relâché par la Gestapo qui n’a pas obtenu les renseignements qu’elle espérait. Il rentre chez lui, mais le 20 janvier 1944, sa femme Jeannine est avertie qu’un chef local allait être arrêté et que lui-même était menacé. Il sauve son ami et avant d’avoir rejoint un refuge, la Gestapo arrive chez lui. Il s’échappe mais est abattu a quelques mètres de sa maison par un policier camouflé derrière un poteau qui lui dit « Halte » et lui tire en même temps en plein cœur. Georges-Texier meurt sur le champ.

A titre posthume, Georges-Texier a été fait chevalier de la Légion d’Honneur (2 septembre 1946), décoré de la Croix de Guerre avec étoile vermeil le 21 octobre 1946 et de la médaille de la Résistance le 8 décembre 1946.   

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Published by Bernard Maingot - dans Commémorations-Armée
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