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  • : Le blog de Bernard Maingot
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  • : Articles et photos : Actualité sur le canton de Saint-Jean d'Angély (17400), Saintonge, Aunis, sujets divers.
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  • Bernard Maingot
  • Correspondant de presse. Curieux et passionné, j'aime la photographie, l'écriture et transmettre aux autres ce qui m'attire. "On se lasse de tout, excepté d'apprendre" (Virgile).
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Bernard Maingot

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7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 06:33

Vendredi 6 août 2010 – Billet 1978 » Photos ©Venance Fortunat

SAINT-JEAN-D’ANGÉLY – AULNAY - LOZAY

"Quand les musiciens voyagent"

avec Venance Fortunat

CONCERT CHORAL Le centre de culture européenne et l’ensemble vocal Venance Fortunat programment plusieurs concerts en Vals de Saintonge, du 10 au 19 août.  

20100810 venance fortunat ete 2008(photo VF)-blL’ensemble vocal Venance Fortunat – (PHOTO Venance Fortunat été 2008)

Dans le cadre du masterclass « Quand les musiciens voyagent… », du 10 au 20 août, le Centre de culture européenne et l’ensemble vocal Venance Fortunat programment plusieurs rendez-vous musicaux au sein du Pays des Vals de Saintonge.

Ce sera d’abord un concert « Quand les musiciens voyagent… », mardi 10 août à 21 h, en l’église Saint-Pierre d’Aulnay-de-Saintonge (tarif : 15 € / tarif réduit : 10 € / gratuit pour les moins de 14 ans).

Il y aura ensuite des répétitions publiques, lundi 16 août à 18 h dans l’église Saint-Germain de Varaize et mardi 17 août à 18 h dans l’église Saint-Pierre de Lozay. Notons cependant que ces deux derniers lieux sont en attente de confirmation. L’entrée aux répétitions est gratuite.

Enfin, le dernier rendez-vous sera l’audition de fin de stage, jeudi 19 août à 20 h30, dans l’église Saint-Jean-Baptiste à Saint-Jean-d’Angély, où l’entrée est également gratuite.

Renseignements au centre de culture européenne - Abbaye Royale - 17400 Saint-Jean-d’Angély

Tel 05 46 32 60 60 - Fax 05 46 32 60 70

Mel cceangely@wanadoo.fr

www.cceangely.org

www.nuitsromanes.poitou-charentes.fr

 

Programme du concert du 10 août à Aulnay

« Quand les musiciens voyagent »

 

Michael Loughlin-Smith, ténor

Christian Ploix, ténor

Patrice Balter, baryton

Anne-Marie Deschamps, direction artistique

 

De tous temps les musiciens vivent dans l’écoute des lieux et des autres musiciens pour alimenter et leur savoir et leur imaginaire.

Ainsi le belge Ciconia se rend en Italie chanter la ville de Padoue.

Ainsi le « Salve Regina » garde sa mélodie propre dans la langue tupi d’Indiens du Brésil et aura une tout autre interprétation dans la région du Frioul.

Ainsi la beauté d’un chant profane peut inspirer un chant sacré sur la même musique. Le latin demeurera longtemps la langue qui véhicule le surnaturel.

Les accents, les prononciations différentes enrichissent la mémoire musicale et ouvrent la porte à la virtuosité.

Ce concert est conçu par associations d’idées, de sentiments et de sonorités à l’écoute des œuvres de ces musiciens qui sont partis en voyage.

 

« O Padua sidus praeclarum »  de Johannes Ciconia (1373-1411).

Originaire de Liège il fut l’un des premiers Franco-Flamands à entreprendre le voyage d’Italie et à y faire carrière. A Rome, à Padoue il fut un brillant représentant de « l’ars subtilior », style musical d’un très grand raffinement. Cette chanson « diplomatique » est un hommage à la ville qui l’a accueilli lui, compositeur d’une grande renommée.

O Padoue, étincelante étoile, brillant étalon de la vertu, tout contribue à ta splendeur. Le monde entier, tout empli du chant mélodieux de Johannes Ciconia, te célèbre et te glorifie.

 

« Tu dorado cabello »  (version profane)  et  « Si tus penas no pruebo » (version sacrée) de Francisco Guerrero (c.1527-1599). 

Le compositeur sévillan effectua vers la fin de sa vie un voyage à Jérusalem et à son retour en Espagne il décida de changer le texte profane de ses chansons pour un texte sacré. Nous chanterons tout d’abord la version profane puis la version sacrée :

Texte profane : Ta chevelure dorée ma belle me tient fortement attachée, si tu ne me laisses pas en paix je me plaindrai à l’amour.

Texte sacré : Si je n’éprouve pas tes peines, O Jésus, je vis triste et peiné

 

« Salve Regina »  Nous alternerons deux versions de la même musique, celle en latin de l’antiphonaire cistercien du XIIe et celle, en tupi, la plus importante langue indigène du Brésil, qui, au XVIe, servit pour l’évangélisation des Indiens.

Salutation à la Vierge

 

« Salve Regina » même texte latin mais dans une version polyphonique de la région du Frioul, de caractère populaire.

 

« Ave Mater »  de Oswald von Wolkenstein (1377-1445).

Né dans le Tyrol, poète, compositeur, interprète de ses propres lieder, grand voyageur et polyglotte, il servit pour des missions diplomatiques de l’empereur Sigismond jusqu’en Géorgie.

 

« Dum Fabricator »  du manuscrit de Bellelay XIIe

Méditation sur les derniers moments du Christ

 

« Deus enim firmavit » Offertoire

Dieu a affermi la face de la terre. Elle ne chancèlera pas. Ton trône Oh Dieu est ferme dès l’origine.

 

« Stabat Mater »  de Giuseppe Tartini (1692-1770).

Célèbre violoniste et compositeur vénitien, sa carrière de virtuose du violon le conduisit à Prague. Il revint à Padoue et fonda une école de violon renommée dans toute l’Europe, nombre de jeunes violonistes firent le voyage pour travailler avec lui. Sur le poème de Jacopo da Todi : Souffrances de la Vierge au pied de la croix

 

« Sancta Maria »  de Francisco de Peñalosa (c.1470-1528).

Compositeur espagnol influencé -comme beaucoup de ses contemporains- par les musiciens franco-flamands, chanoine de la cathédrale de Séville, il travailla à la chapelle pontificale de 1517 à 1525 avant de retourner à Séville ; chanteur remarquable, le pape Léon X chercha à le retenir à Rome écrivant au chapitre de la cathédrale « Peñalosa, musicien extraordinaire qui a un don tellement exquis… que nous tenons à conserver sa présence ».

Sainte Marie intercédez pour nous

 

« Nigra sum sed formosa » de Francisco de Peñalosa. Poème du « Cantique des Cantiques »

Je suis noire mais suis belle, aussi le Roi m’a-t-il aimée

 

« Kyrie cunctipotens »  Codex Calixtinus de Saint-Jacques-de-Compostelle XIIe. Transcription A.M.Deschamps

Glorification de la Trinité : Père tout puissant, Christ splendeur de Dieu, Souffle sacré lien entre les deux autres.

 

« Et qui la dira ? »  d’Alexander Agricola (c.1446-1506).

Né en Flandres il travailla à Milan, à Florence, à la chapelle royale française, fut au service du duc de Bourgogne, Philippe le Beau avec lequel il voyagea en Espagne. Selon un contemporain, Agricola, « illustre de voix et de main », très bon chanteur, était perçu comme un compositeur novateur : « quant à sa manière insolite, bizarre, étrange de composer, Agricola est certainement le chef de file de ce style ».

Et qui la dira la douleur que mon cœur a? J’aime une belle fille et ne sais si elle m’aimera.

 

« O vos ommnes »  de Giovanni Matteo Asola. (c.1532 Vérone-1609 Venise).

Influencé par les dernières œuvres de Palestrina, il composa essentiellement de la musique sacrée. Sur un texte des « Lamentations » :

Vous qui passez, arrêtez-vous et voyez si vous avez déjà vu un tel chagrin semblable au mien ?

 

«  Su, su, su che’l giorno è fore »  de Claudio Monteverdi (1567-1643).

Un des inventeurs de l’opéra lors de son séjour à la cour de Florence, sa nomination comme maître de chapelle à  San Marco de Venise lui permit de composer ses grandes œuvres religieuses à plusieurs chœurs spatialisés. Ici c’est une simple canzonetta amoureuse de 1584 :

Allons le jour s’est levé, allons bergers, sortez et écoutez les oiseaux, chantons l’amour et les honneurs qui lui sont dus

 

« Ad una fresca riva »  de Luca Marenzio (1553-1599).

Célèbre dans toute l’Europe comme compositeur (très prolifique) de madrigaux, souvent réimprimés. Au service des cours de Florence, Mantoue, Ferrare. Sa réputation en fit un élément de la diplomatie du cardinal d’Este qui voulut offrir les services de Marenzio en cadeau au roi de France. Le projet échoua . Une autre canzonetta d’esprit très proche de celle de Monteverdi :

Près d’un frais rivage Amour me conduisit auprès de ma déesse. Quand elle posait les yeux sur moi elle suscitait le désir chez les autres amants

 

« Lo here another love » de Thomas Morley (1557-1602).

Compositeur anglais, éditeur, organiste à la cathédrale Saint-Paul de Londres, il fut également un agent politique aux Pays-Bas. Il fut l’introducteur du style vocal italien en Angleterre.

Voici un autre amour descendu du ciel , celui qui, avec de nouvelles forces et de nouvelles flèches, ne blesse le cœur, ni ne brûle et n’amène la douleur.

 

« Recordare Domine »  de Elzéar Genet (c.1470-1548).

Né à Carpentras il chanta en Avignon avant d’être appelé à Rome. Le pape Léon X écrivit au roi de France Louis XII pour requérir les services du compositeur.

Sur un texte des « Lamentations »

Souviens-toi Seigneur de ce qui nous est arrivé et vois notre désolation

                                                                

 

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Published by Bernard Maingot - dans Littér.-musique-danse
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