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  • : Le blog de Bernard Maingot
  • : Articles et photos : Actualité sur le canton de Saint-Jean d'Angély (17400), Saintonge, Aunis, sujets divers.
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  • Bernard Maingot
  • Correspondant de presse. Curieux et passionné, j'aime la photographie, l'écriture et transmettre aux autres ce qui m'attire. "On se lasse de tout, excepté d'apprendre" (Virgile).
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Bernard Maingot

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23 juin 2008 1 23 /06 /juin /2008 03:49

Pêcheurs Angériens – Concours de pêche au feeder

Les bons chiffres du dimanche 22 juin 2008
22 (équipes de deux pêcheurs) ; 161 (kg de poissons pêchés) ; 25 (kg pour la première équipe) ;
6 (heures de marathon) ; 1 (appareil photo). N ° complémentaire : 20 (photos pour le raconter)

Un reportage sur le "vif"
Comment pêcher 25 kg de poissons
en 20 photos
 

Les Pêcheurs Angériens (visiter leur blog) ont organisé un concours de pêche au feeder dimanche 22 juin. Sur vingt-deux équipes de deux pêcheurs, douze étaient venues de Niort. L’équipe gagnante de ce marathon est composée de deux Niortais : Denis Favreau et Yves Raison, avec 25, 680 kg de poissons pêchés en six heures.

» B. M.  

D’une durée de six heures, il s’agissait d’un concours de pêche au feeder (le sixième du nom) organisé dimanche 22 juin par les Pêcheurs Angériens, un marathon par équipe de deux, ouvert à tous les pêcheurs, qui se sont retrouvés dès 7 heures, quai de Bernouët, devant la Maison de la Pêche, au plan d’eau de Saint-Jean d’Angély.

Le règlement prévoyait des esches animales : un litre d’asticots par équipe, fouillis interdit ; vers de vase à l’hameçon autorisé ; amorces 12 litres (amorçage à la main interdit).

L’inscription était obligatoire, et devait être réservée pour le vendredi 27 juin 2008 (nombre de places limité à 30 équipes). Comme à l’accoutumée, les renseignements et inscriptions s’effectuaient à Discount Pêche Chasse au 05 46 32 23 47. Tarif  adultes 30 euros par équipe. Inscriptions définitives et tirage des places sur cinq secteurs dimanche 22 juin à 7 heures du matin, début du concours à 9 heures, pause à 12 heures, reprise à 13 heures, fin du concours à 16 heures.

Pesée et remise des récompenses 

Un classement au poids des poissons pêchés a été établi à la fin du concours, la bourriche étant obligatoire pour peser sur place les poissons vivants avant de les remettre à l’eau. Le montant des engagements a été entièrement redistribué aux participants, avec coupes pour les premiers.  

S’il y a eu des pêches moyennes à 4 et 6 kg, l’équipe qui s’est classée première sur les 22 participantes était composée de Denis Favreau et Yves Raison, tous deux Niortais. Ils ont pêché 22, 680 kg dont une majorité de brèmes et quelques tanches. Les suivants étaient à 21 kilos.
Ce fut une bonne pêche comme annoncé par le président Lucien Boucher : « Il a été pris 161 kg de poissons. Vous étiez nombreux à venir de Niort, Parthenay, Surgères, Tonnay-Charente, Angoulins-La Rochelle, de Vendée et nous avions même une équipe de la Gironde. Bravo à tous pour cette participation que le beau temps a accompagné ».
  

Il y a même des Surgériens (ici Patrice Brillouet, en train de lancer)  

Pour l’heure, on peut se poser moult questions : Pourquoi tel coin est plus poissonneux qu’un autre. Pourquoi 25 kg ici et 6 kg ailleurs ? Pourquoi la brème est-elle particulièrement attirée par tel parfum d’orange ou certaines épices parfumant la préparation remplissant le feeder alors que l’asticot plus bas est bien plus intéressant à gober ? Fermant les yeux, j’ai humé cette préparation, mes papilles imaginant un poulet au curry ou un sandre au basilic : ça sent tellement bon que c’en est surprenant pour un novice…
Pourquoi le poisson est-il plus présent devant l’appontement en pierre situé au milieu des quais de Bernouët et non pas 15 m plus à gauche, là où sont habituellement remontés les canoës-kayaks du club quand les jeunes s’entraînent ou bien encore devant la Maison de la Pêche, un lieu tout indiqué pour un poisson décidément bien ingrat sur ses lieux d’évolution ? Motus et bouche cousue pourrait répondre une tanche habitante du quartier (un comportement qui lui éviterait d’ailleurs de mordre à l’hameçon).
  
Pourquoi les « ailes » du plan d’eau sont-elles plus poissonneuses ?  Pourquoi les gagnants n’avient-ils au total qu’un seul poisson-chat (beurk !) dans leur bourriche ? Etc. « C’est comme ça, m’a-t-on répondu. Les places sont tirées au sort, mais c’est vrai que c’est à cet endroit qu’il y a le plus de poissons ! ». Un endroit où on a tout de suite deux mètres d’eau…
    

Comment pêcher 25 kg de brèmes  

Alors, pour pêcher 25 kg de poissons, j’ai imaginé pour vous un mode d’emploi en 15 photos. Humoristique, certes, mais si vous le respectez, ce mode d’emploi est quasi-certain du résultat : preuve en est par les photos pris sur le vif (sans analogie avec l’appât).
Voici donc les 15 règles à appliquer scrupuleusement :
  

1) Prendre sa place après le tirage au sort en ayant imploré Saint-André (patron des pêcheurs)   L’endroit le plus poissonneux est situé devant les deux pêcheurs situés le plus à gauche de la photo.  

2) Avoir préparé dans la semaine son matériel et n’avoir rien oublié

3) Après avoir rempli son feeder, bien accrocher l’asticot, qui doit être vigoureux  

4) Bien lancer sa ligne, le feeder qui y est accroché et l’asticot en dessous. Maximum : 18 mètres.
 5) Savoir attendre une touche, en surveillant les mouvements de sa ligne pour bien ferrer le poisson.  

6) Ramener le poisson au moulinet, sans casser, en préparant son épuisette qu’on va glisser sous le poisson.  

7) Bien remonter le poisson dans l’épuisette, sans s’énerver et paniquer.

8) Bien saisir le poisson et le sortir de l’épuisette. Attention, ça saute sur l’herbe pour retourner à l’eau.  

9) A la limite, prendre le temps de le faire voir au copain qui devrait bientôt avoir une touche.  

10) Un petit coup de dégorgeoir pour enlever l’hameçon sans abîmer la bouche du poisson.  

11) Examen du poisson. S’il aime la photographie, lui laisser le temps de poser.

12) Puis direction la bourriche, pour rejoindre ses nombreux camarades.  

13) Vite on reprépare sa ligne pour continuer tant que ça mord.  

14) Et voilà le travail : encore une prise !  

15) L’endroit est tellement bon qu’Yves Raison et Denis Favreau ne fournissent pas (ils finiront premiers)  

Et ils le savent déjà !  

16) La pesée va commencer : on vide la bourriche dans le seau.

Il faut effectuer parfois plusieurs pesées et additionner pour connaître le poids total de certains pêcheurs (je parle de leur bourriche) !  

  17) La minute de vérité, ou plutôt l’instant du pesage.  

 


  18) Et on relâche le poisson…
 
« Quel dommage ! », a dit une dame qui adore cuisiner le poisson.

Ben oui, M’dame, mais c’est un concours…

19) Et les heureux gagnants sont…

 Denis Favreau (à gauche) et Yves Raison, tous deux Niortais.

La 1ère équipe angérienne est 7e : Philippe et Frédéric Combeau.

 

Bon alors, je vous ai donné la recette en photos et en moins de dix-huit règles : il suffit de suivre le mode d’emploi à la lettre et le poisson sera forcément là.

Cependant le reportage ci-dessus ne délivre aucune garantie contractuelle : l’obligation de résultat et la réussite restent l’entière propriété du pêcheur.

A chacun son métier…

Bernard M
Les  articles sur la pêche sont dans la catégorie http://angely.over-blog.com/categorie-10370165.html
Voir le blog des Pêcheurs Angériens

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commentaires

R


Comme beaucoups de concours qui se veulent halieutique bonjour pour la remise a l'eau des prises,vous avez-vu de quel hauteur et de quelle  façon elles projetées tel des détritus.


Triste très triste pour eux.



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F


jolie reportage et belle pêche , par contre jeter les poissons de cette facon dans l'eau moyen



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B


J'ai vu qu'il y avait déjà eu un commentaire sur le fait de relâcher le poisson assez vivement et loin du bord. J'espérais qu'un pêcheur y réponde directement.
Peut-être est-ce pour éloigner le poisson de la rive, de la boue, des pierres qui sont au bord, pour qu'ils aient plus de profondeur d'eau, plus d'élan pour les réveiller ? Que sais-je encore...
Il faudrait une meilleure explication que la mienne. Il doit cependant y avoir une raison, car j'avais remarqué qu'on avait pris grand soin du poisson jusqu'au moment de le relâcher.
Pourquoi changerait-on alors de comportement ?
C'est vrai que la photo fige un instant qui paraît... "musclé".
B. M.



F
Comme mon petit Papa m'a appris à pêcher dans l'Oise, le Nord et dans le Marais Poitevin, je sais que ces brèmes carpées devaient donner pas mal de musc aux mains qui les prenaient. Et oui... une femme, ça sait pêcher et pas que des poissons qui se suicident, et avec de l'amorce faite maison (recette de mon Papa.. )  et pas trop pour ne pas faire des pourritures dans le plan d'eau (comme c'est la mode maintenant) . Belles photos Bernard, merci pour ce bon moment.Danielle.
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B

Je vais te dire que je n'y connais rien à la pêche... C'était même osé d'écrire un article sur un concours au feeder car je je me suis dit que j'allais probablement collectionner les bêtises (il y
en a certainement dans l'article !). En réalité, tous les sujets sont intéressants : je me suis fait plaisir avec le texte et me suis bien amusé à la rédaction.
En réalité, la seule pêche que je connaisse, c'est - lorsque j'étais interne (et plus jeune) et que les distractions étaient peu nombreuses quand on ne rentre que tous les trois
mois - la truite à la main, lorsqu'elles sont dans l'ombre et l'eau calme dans le trou formé à contre-courant sous la roche. L'eau froide du torrent de montagne vous coupe les mollets et les
jambes. Parfois il fallait être compètement immergé dans l'eau glacée. Je n'en ai jamais mangé car nous les donnions aux "pions", mais ça devait être délicieux. Je ne parle pas des nombreux procès
que l'école a dû payer pour pêche interdite par des élèves très indisciplinés (j'ai les noms !). Mais ce sont d'excellents souvenirs... Nous pêchions également l'anguille, mais là c'était avec une
fourchette du réfectoire pliée à l'envers car ça glissait trop dans les mains. Je me suis même fait mordre par une anguille grosse comme un manche de pelle... Hormis ceci, mes autres connaissance
en matière de pêche s'arrêtent à la palourde et au vairon, avec une fois la pêche à la truite fario dans un torrent des Pyrénées (avec deux bouts de laine bleue et blanche qu'on promène sur
l'eau comme une libellule suivant les reflets de l'eau qui ruisselle (blanc pour l'ombre et bleu pour le contraire).
Sans rien y connaître, je peux rester en contemplation silencieuse devant le pêcheur en action... et observer.
B. M.


A
Un super récit, j'ai bien aimé les commentaires.--------------------------http://www.art-de-la-peche.com
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B

C'est parce que l'auteur des commentaires n'est pas pêcheur et n'y connait pas grand'chose qu'il les a écrits de la sorte.
Mais j'avoue que je me suis bien amusé en écrivant (et en me relisant).
Merci de votre commentaire (et j'en ai profité pour aller visiter www.art-de-la-peche.com )
Les commentaires ont toujours du bon en ce sens.
Bernard Maingot


G
Bonjour,moi aussi j'ai bien aimé cette article, ca donne envie de venir en 2009 même si j'ai jamais fait de concour, quoi que faudrais etre informer de la date ;)bon Dimanche
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